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24/05/2012 03:11 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Démission du ministre koweïtien des Finances, accusé de corruption

Le ministre koweïtien des Finances, Moustafa al-Chamali, a démissionné jeudi après avoir répondu pendant 11 heures au Parlement à des questions de députés de l'opposition qui l'accusent de malversations ayant coûté des milliards de dollars à l'Etat.

"Je présente ma démission de ce poste", a déclaré le ministre de 69 ans, en poste depuis six ans, après un discours passionné devant le Parlement, où il a nié avec force toutes les accusations, assurant qu'elles étaient motivées par des objectifs politiques.

Auparavant, le ministre a longuement répondu aux questions de trois députés de l'opposition, qui lui ont reproché par exemple d'avoir choisi comme partenaire de la Caisse étatique des retraites, dont il était président, une compagnie locale soupçonnée de violer les sanctions contre l'Iran et d'aider aux achats d'armes au Hezbollah chiite libanais.

Le ministre a aussi été accusé de ne pas avoir respecté la loi dans l'octroi d'un marché public de 2,5 milliards de dollars à une compagnie de dessalement d'eau de mer associé au Japonais Sumitomo Corp et au Français International Power-GDF Suez, et d'avoir dilapidé 20 milliards de dollars d'un programme obligeant les compagnies étrangères à réinvestir au Koweït 35% du montant des contrats qu'elles y remportent.

Les trois députés ont aussi affirmé que le ministre avait loué à bas prix des terres de l'Etat à des "hommes d'affaires influents".

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