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24/05/2012 11:09 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Accusations de corruption en série contre un ministre Koweïtien

Le ministre koweïtien des Finances Moustafa al-Chamali a fait face vendredi au Parlement à une série d'accusations de corruption de la part de députés de l'opposition.

Le député Abdel Rahmane al-Anjari a reproché à M. Chamali d'avoir pris pour partenaire de la Caisse étatique des retraites, qu'il préside en sa qualité de ministre des Finances, une compagnie locale suspectée de violer les sanctions contre l'Iran et d'aider aux achats d'armes au Hezbollah chiite libanais.

Un autre élu, Moussallam al-Barrak a accusé le ministre de ne pas avoir respecté la loi dans l'octroi d'un marché public de 2,5 milliards de dollars à une compagnie de dessalement d'eau de mer associé au japonais Sumitomo Corp et au français International Power-GDF Suez.

M. Barrak a d'autre part accusé le ministre d'avoir dilapidé quelque 20 milliards de dollars d'un programme obligeant les compagnies étrangères à réinvestir au Koweït 35% du montant des contrats qu'elles y remportent.

Ce député et l'un de ses collègues, Khaled al-Tahoos, ont aussi accusé le ministre d'avoir loué à bas prix des terres de l'Etat à des "hommes d'affaires influents".

Le ministre a nié avec force ces accusations, affirmant qu'elles étaient motivées politiquement.

Ces accusations peuvent déboucher sur une motion de défiance, qui devrait être votée dans huit jours, et qui devrait si elle est approuvée, conduire à démettre le ministre en poste depuis six ans.

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