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23/05/2012 10:02 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Zimbabwe: Robert Mugabe sommé par Pillay (ONU) de tenir des élections libres

La haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a demandé mercredi au président zimbabwéen Robert Mugabe de garantir que les prochaines élections seront libres et démocratiques.

"Je lui ai (...) demandé de s'assurer que les futures élections seront libres et équitables, et sans violences", a déclaré Mme Pillay au sortir d'un entretien d'une heure et demie avec M. Mugabe à la présidence.

La dernière campagne électorale, en 2008, avait sombré dans la violence.

"Je félicite le président pour avoir lancé un appel pour qu'il n'y ait aucune violence lors des prochaines élections et l'exhorte à continuer à lancer de tels appels", a dit Mme Pillay, faisant référence à l'appel au calme du président dans le discours qu'il avait prononcé à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance, le 18 avril.

Le président zimbabwéen n'a pas parlé à la presse après la réunion, mais Mme Pillay a qualifié leur rencontre de "très importante".

Aucune date n'a encore été fixée pour ces élections que le président zimbabwéen voudrait organiser le plus rapidement possible, alors que ses adversaires insistent pour l'adoption au préalable d'une nouvelle Constitution et d'une nouvelle loi sur la presse, ainsi que pour une révision de listes électorales réputées pleines de fantômes.

Robert Mugabe, 88 ans, est au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1980, mais il a été contraint de partager le pouvoir avec son rival Morgan Tsvangirai --devenu Premier ministre-- après la sanglante campagne électorale de 2008, qui a failli dégénérer en guerre civile.

Malgré la mise en place de ce gouvernement d'union nationale, les militants des droits de l'Homme sont souvent arrêtés ou harcelés dans le cadre de leurs activités.

En 2009, le Zimbabwe avait refusé l'accès au rapporteur spécial de l'ONU sur la torture Manfred Nowak, qui souhaitait enquêter sur des atteintes aux droits de l'homme à l'encontre des adversaires politiques de M. Mugabe.

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