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23/05/2012 08:42 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

CPI : Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui clament leur innocence

Les anciens chefs de milice congolais Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, accusés par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, ont clamé une dernière fois mercredi leur innocence avant que les juges entament leur délibéré.

"Je n'étais pas à Bogoro et je n'ai pas planifié cette attaque", a déclaré Germain Katanga, s'adressant aux juges durant une trentaine de minutes pour clôturer les plaidoiries de la défense.

Germain Katanga, 34 ans, et Mathieu Ngudjolo Chui, 41 ans, sont accusés d'avoir ordonné, planifié et exécuté l'attaque du village de Bogoro en Ituri (nord-est de la RDC) le 24 février 2003 au cours de laquelle plus de 200 civils avaient été tués en quelques heures, selon l'accusation.

Le procès des deux hommes, accusés notamment de meurtres, de viols, de pillages et d'enrôlement d'enfants soldats, et qui plaident non coupables, avait commencé le 24 novembre 2009.

"J'aimerais avoir une pensée pour toutes les victimes du conflit en Ituri en général et à Bogoro en particulier", a ajouté M. Katanga. "Pour tous ceux qui ont perdu les leurs, leurs biens ou leurs richesses, qu'ils trouvent ici l'expression de ma plus profonde compassion", a-t-il assuré.

Mathieu Ngudjolo Chui a quant à lui affirmé avoir appris l'attaque de Bogoro le 6 mars 2003 "lors d'une rencontre avec des généraux".

"Mon métier était de nature humanitaire, je n'étais pas un combattant, j'étais infirmier", a-t-il ajouté, assurant ne jamais avoir été membre d'une milice.

Les affrontements interethniques entre milices qui se disputaient les terres de l'Ituri et ses ressources naturelles avaient débuté en 1999 et ont, selon l'accusation, "dévasté" la région. Selon les ONG, ils ont fait plus de 60.000 morts.

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