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22/05/2012 08:57 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

Mali: l'accord de sortie de crise ne devrait pas être remis en cause (médiateur)

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibril Bassolé, l'un des médiateurs ouest-africains pour le Mali, a estimé que l'agression la veille du président par intérim Dioncounda Traoré ne devrait pas remettre en cause l'accord de sortie de crise de dimanche.

La transition au Mali à la suite du coup d'Etat militaire du 22 mars a connu un nouveau soubresaut lundi, avec l'agression du président par intérim Dioncounda Traoré par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir au lendemain d'un accord politique avec les putschistes.

M. Traoré a été frappé dans son bureau par des manifestants hostiles à l'accord signé la veille pour encourager le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo à se retirer. Le texte, signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'ex-junte militaire et les autorités intérimaires lui octroie le statut d'ex-président avec tous les avantages dus à ce rang et prévoit une période de transition de douze mois.

"Ce genre d'évènements (l'agression) remet en cause tous les acquis qui allaient dans le sens de la normalisation et donne une image absolument désastreuse du processus en cours au Mali", a affirmé à Radio France Internationale (RFI) M. Bassolé.

Interrogé sur l'impact de cette agression sur l'accord conclu dimanche, il est resté prudent, estimant qu'il revenait aux "acteurs" de la crise de se prononcer.

Cet accord "a été rédigé dans leurs termes et accepté par eux, signé de tous. Donc je pense que les acteurs restent engagés et que très vite les Maliens vont se ressaisir pour continuer à coopérer avec la Cédéao et la communauté internationale", a-t-il dit.

Alors qu'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté à envisager désormais d'"autres voies" au Mali, le médiateur burkinabè a dit que d'autres "mesures pour sortir de la crise" allaient sans doute être envisagées, mais a précisé n'avoir pour le moment pas d'alternative à l'actuelle médiation. "Nous, en tant que médiation, non, nous n'avons pas de plan B".

Il a évoqué la possibilité de "sanctions" contre ceux qui n'appliqueraient pas l'accord, sans plus de précision.

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