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21/05/2012 09:51 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Canada: 300 arrestations, un blessé grave dans une manifestation nocturne

Une nouvelle soirée de manifestations émaillée de scènes de violence a conduit à l'arrestation de plus de trois cent personnes à Montréal et fait dix blessés, selon les autorités.

Parmi les blessés, un homme d'une quarantaine d'années a été sérieusement blessé à la tête lors de son arrestation dans un square du centre-ville. Les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu'ils ont chargé, selon un porte-parole de la police cité par le quotidien La Presse. La victime a dû être transportée avec beaucoup de précautions sur le dos par les ambulanciers. Ses jours ne sont pas en danger. Quatre policiers ont été légèrement blessés.

Au total, 305 personnes ont été interpellées au cours de la nuit. Il s'agit souvent d'interpellations de courte durée, les personnes étant relâchées peu après s'être fait signifier les délits dont ils se sont rendus coupables et le montant de l'amende.

La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ, l'itinéraire n'ayant pas été communiqué à la police contrairement à ce que prévoit la "loi spéciale" votée vendredi et qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités.

Les forces de l'ordre n'ont pas chiffré le nombre de manifestants mais les médias locaux parlaient de plusieurs milliers de personnes au départ puis de quelques centaines aux alentours de 23H00 (03H00 GMT).

Sur le parcours, des vitrines de magasins ont été cassées. Une borne d'incendie a été ouverte, reliée directement à la porte d'un commerce du centre-ville qui aurait été inondé, selon la police.

Après des arrestations de masse aux alentours de 22H00 (02H00 GMT), les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un "chaos indescriptible" dans le centre-ville de Montréal, selon les médias locaux.

Ce mouvement de protestation estudiantin, qui dure depuis trois mois, a pris une autre tournure, plus violente et plus politique depuis le vote vendredi par le gouvernement d'une "loi spéciale". Le texte, en plus d'imposer de fortes limitations à la liberté de manifester, met pratiquement fin à la grève, car le semestre en cours est suspendu jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève.

vs/lor