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20/05/2012 08:34 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

Syrie: trois morts dont un membre du parti Baas au pouvoir

Au moins trois personnes ont été tuées dimanche dans les violences en Syrie dont un membre du parti Baas au pouvoir, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des hommes armés ont assassiné un responsable du parti Baas au pouvoir dans le village de Janoudiyeh, dans la province d'Idleb (nord-ouest). Les attaques visant des postes et des membres de ce parti au pouvoir depuis un demi-siècle en Syrie, se sont multipliées récemment à travers le pays.

"Il y a sans aucun doute une augmentation des assassinats ciblés qui visent non seulement des responsables politiques mais également des hommes d'affaires pro-régime", a indiqué à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans la province de Deraa (sud), berceau de la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad, un soldat déserteur a été tué dans une embuscade dans la ville de Bosra.

A Deraa même et dans plusieurs localités, des manifestants ont réclamé la libération du militant Mohammad al-Hariri qui, selon des ONG, a été condamné à mort pour "haute trahison" après avoir été "sauvagement torturé" depuis son arrestation en avril.

Dans la région de Hama (centre), un civil a été tué par les tirs des forces de sécurité à Hasraya.

De violents combats nocturnes avaient opposé dans la nuit soldats syriens et rebelles à Damas. Les affrontements se sont déroulés à un barrage militaire dans le quartier de Kafar Soussé, dans le sud de la capitale. Plus près du centre-ville, des tirs ont été entendus dans la nuit sur la place ultra-protégée des Abbassides et les rues de Bagdad et de la Révolution.

Samedi, la répression et les combats ont fait 23 morts, selon l'OSDH. Neuf personnes ont en outre été tuées dans un attentat suicide à la voiture piégée qui a frappé pour la première fois la ville de Deir Ezzor, dans l'est du pays.

Les violences se poursuivent malgré la présence des observateurs de l'ONU chargés de surveiller une trêve instaurée le 12 avril en vertu du plan de l'émissaire Kofi Annan mais qui est constamment violée.

La communauté internationale, toujours incapable de résoudre le conflit qui dure depuis près de 14 mois, a appelé samedi le régime "et toutes les parties" à faire cesser immédiatement la violence et à appliquer les dispositions du plan Annan, lors du sommet des pays du G8.

ram/sw