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20/05/2012 06:50 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

Nucléaire: Le chef de l'AIEA à Téhéran pour tenter de conclure un accord

VIENNE, Autriche - Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, s'est envolé vers Téhéran dimanche dans l'espoir de convaincre l'Iran de laisser l'organisation reprendre son enquête sur ses activités nucléaires.

Même s'il réussit sa mission, plusieurs diplomates occidentaux doutent que le gouvernement iranien respectera l'accord. Mais comme Téhéran et l'AIEA ont toutes les deux signalé un certain progrès dans les discussions la semaine dernière, les attentes par rapport au voyage de M. Amano sont élevées.

Avant de prendre son vol dimanche à Vienne, le chef de l'AIEA a déclaré que rien n'était certain dans la vie, mais qu'il avait tout de même l'impression que le moment était favorable à la conclusion d'une entente avec le régime iranien.

Ce périple survient quelques jours avant la tenue, mercredi à Bagdad, de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne. Ces six pays tentent de convaincre Téhéran de restreindre son programme nucléaire et de prouver qu'elle ne souhaite pas se doter de la bombe atomique.

De son côté, l'Iran veut profiter de la rencontre en Iraq pour éviter que la Maison-Blanche et l'Union européenne n'imposent des sanctions concernant ses exportations de pétrole, comme elles ont menacé de le faire.

Ses six interlocuteurs essaieront en retour de la persuader de cesser de produire de l'uranium hautement enrichi, qui pourrait être rapidement converti pour former le coeur fissile d'ogives nucléaires, tout en ignorant pour le moment sa production d'uranium légèrement enrichi.

Téhéran soutient que son programme nucléaire ne vise qu'à générer de l'énergie et nie travailler secrètement à fabriquer les éléments de la bombe atomique, en dépit des renseignements et des preuves récoltés par l'AIEA qui indiquent le contraire.