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10/05/2012 09:32 EDT | Actualisé 10/07/2012 05:12 EDT

La menace cybernétique de déplace vers les appareils mobiles, dit le SCRS

OTTAWA - Les appareils électroniques portables comme les téléphones intelligents et les tablettes électroniques pourraient représenter un nouveau terrain de jeu pour les espions cybernétiques et d'autres joueurs malveillants dans l'univers numérique, met en garde une analyse récemment déclassifiée du Service canadien de renseignements de sécurité (SCRS).

Le nombre d'occasions pour les pirates augmente alors que les systèmes informatiques quittent les salles des entreprises et des agences gouvernementales pour atterrir dans les paumes et les ordinateurs portables des employés, mentionne le SCRS.

Selon le rapport, de nouveaux outils d'attaques cybernétiques seront mis au point dans le cadre d'efforts pour compromettre des systèmes des secteurs public et privé du Canada. Le document est sans doute celui de l'agence comportant les prévisions les sombres jusqu'à maintenant sur les périls du cyberespace.

Toujours selon le rapport, l'environnement de menaces liées au monde numérique évoluera et deviendra plus complexe, créant des défis toujours plus importants pour le Canada au sein du contexte de la sécurité nationale.»

Le document de 18 pages du SCRS, «Cyber Threats and Security: An Overview», a été obtenu par La Presse Canada en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Bien qu'elle soit fortement caviardée, l'analyse datant de novembre 2011, originalement classée top secret, est un autre signe de l'intérêt grandissant de l'agence envers les dangers émergeant du cyberespace.

Les menaces cybernétiques posées par des États, des groupes et des individus belliqueux «affectent la sécurité économique nationale canadienne», souligne le rapport. «Cela a des implications pour des infrastructures clés, la gestion de ses secteur public et privé, ainsi que pour ses intérêts domestiques et internationaux.»

Au dire du SCRS, bien qu'il existe une variété de mesures et de procédures pour sécuriser les systèmes informatiques, le «point faible» demeure l'humain, parce qu'il utilise généralement la technologie «sans la comprendre», dit le rapport.

Par le passé, les systèmes informatiques ne pouvaient être utilisés qu'entre les murs d'une organisation. Dans l'ère des appareils portables, cependant, les employés peuvent travailler de partout et possèdent la capacité de transporter des données d'un outil à un autre, ou même dans les serveurs éloignés de l'«infonuagique».

Cela signifie que les gens désirant infiltrer un réseau «n'ont plus besoin d'un accès direct» au système ciblé, déclare le SCRS. Ces pirates peuvent obtenir un accès à distance en utilisant divers outils et techniques pour manipuler le système, créer des portes d'entrée dérobées et voler, effacer ou modifier des informations.

Des attaques qui ont paralysé des systèmes informations au ministère des Finances et au Conseil du Trésor, il y a deux ans, ont été liées ans les médias à des efforts, provenant possiblement de la Chine, pour obtenir des informations sur une éventuelle prise de contrôle d'une compagnie canadienne de potasse.

La stratégie cybernétique canadienne, publiée en octobre 2010, se concentre sur la sécurité des systèmes fédéraux, apporter une aide au renforcement d'autres systèmes primordiaux, et aider les Canadiens avec la sécurité en ligne.

Pendant ce temps, des défenseurs des libertés civiles et des droits de la personne s'inquiètent des efforts visant à donner au SCRS et à la police plus de pouvoirs pour mener de la surveillance en ligne. Plusieurs ont protesté avec véhémence contre le dépôt récent d'un projet de loi conservateur qui faciliterait la collecte d'informations sur les internautes par les autorités.

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