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10/05/2012 04:46 EDT | Actualisé 09/07/2012 05:12 EDT

Irak: nouveau report du procès du vice-président Hachémi

Le procès par contumace prévu jeudi du vice-président irakien Tarek al-Hachémi, accusé de meurtres mais que la Turquie refuse d'extrader, a été reporté pour la seconde fois suite à un appel de son avocat, selon des sources judiciaires.

"Le procès a été reporté au 15 mai", a déclaré l'un des défenseurs du vice-président, Muayad al-Izzi.

Il a indiqué que l'objet de l'appel était d'obtenir le transfert du procès devant la Cour suprême fédérale qui, selon la constitution, peut juger les hauts personnages de l'Etat.

Il a affirmé par ailleurs que l'enquête sur M. Hachémi et ses gardes était entachée d'erreurs, incomplète et comprenait des aveux obtenus "par la force".

Le directeur administratif de la cour a confirmé le report.

Le procès devait initialement démarrer le 3 mai mais avait été reporté d'une semaine, ses avocats ayant demandé qu'il se déroule devant une juridiction spéciale.

Ni l'accusé principal, ni ses gardes mis en cause n'étaient présents à la séance de jeudi, a constaté l'AFP.

M. Hachémi se trouve en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, bien qu'Interpol ait diffusé mardi à son encontre une demande d'arrestation internationale pour avoir "financé des attaques terroristes" dans son pays.

"Nous n'extraderons pas quelqu'un que nous avons soutenu depuis le début (...) Notre position à ce sujet est claire", a déclaré mercredi le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag. "Il se trouve en Turquie pour des raisons médicales", a-t-il ajouté.

Le vice-président irakien et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale et un avocat.

M. Hachémi et ses partisans dénoncent depuis des mois une procédure à des fins purement politiques, s'inscrivant dans le conflit qui oppose depuis décembre leur famille politique, le bloc Iraqiya, au Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki, qu'ils accusent d'autoritarisme.

M. Hachémi a indiqué cette semaine ne pas être "au-dessus des lois" et s'est dit prêt à comparaître devant un tribunal à condition que sa sécurité et un procès équitable soient garantis.

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