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06/05/2012 08:21 EDT | Actualisé 06/07/2012 05:12 EDT

Syrie/législatives: un défi à la "guerre terroriste" contre Damas (ministre)

Le ministre syrien de l'Information Adnane Mahmoud a affirmé dimanche que les législatives prévues lundi constituaient un "défi à la guerre terroriste" qui serait menée contre la Syrie.

"En participant aux législatives, les Syriens défient la campagne de terrorisme et d'agression menée par des parties internationales et régionales, impliquées dans une guerre terroriste contre le pays", a assuré le ministre dans un communiqué.

Les autorités syriennes organisent lundi des législatives, premier scrutin "multipartite" depuis l'abolition par référendum en février de l'article 8 de la Constitution sur la primauté du parti Baas. L'opposition a déjà qualifié l'élection de "mascarade".

"Le peuple syrien affirme sa détermination à poursuivre le processus de réformes globales et à moderniser les structures de l'Etat. Il est résolu à affronter le terrorisme et à consolider les institutions de l'Etat en participant librement à cette opération démocratique (pour) une nouvelle étape en Syrie", a ajouté le ministre syrien.

Selon lui, ces élections se dérouleront "sur la base de la nouvelle Constitution approuvée cette année par le peuple syrien lors d'un référendum, et d'une nouvelle loi électorale" prévoyant une supervision de la justice via la haute commission électorale.

"Tous les candidats et partis ont pu ainsi faire connaître leurs programmes dans un climat de rivalité équilibrée", a-t-il ajouté.

"Les médias syriens se sont transformés en cette occasion en des tribunes de compétition libre et sans entraves", a encore assuré le ministre.

Toutes les chaînes de la télévision syrienne vont couvrir cet évènement en diffusant en direct de près de 50 régions à travers le pays, aux côtés de plus de 200 médias arabes et étrangers et d'une centaine de personnalités politiques et intellectuels, a-t-il poursuivi.

Le scrutin se déroulera alors que les violences se multiplient dans le pays depuis treize mois et le début d'un mouvement de révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.

rm/sk/jt