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06/05/2012 10:01 EDT | Actualisé 06/07/2012 05:12 EDT

Egypte: une délégation du Parlement reçue par le Conseil militaire

Une délégation du Parlement égyptien s'est entretenue dimanche avec le Conseil militaire au pouvoir pour tenter de mettre fin à la crise sur le gouvernement, qui a provoqué la suspension des séances de l'Assemblée du peuple, ont indiqué des sources militaire et parlementaire.

Une dizaine de députés, dont le président de l'Assemblée Saad el-Katatni, se sont réunis avec Sami Anan, le vice-président du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011.

La réunion devait être consacrée à l'examen des moyens de sortir de la crise sur le gouvernement, à la question de la commission constituante et aux violences qui ont fait deux morts et des centaines de blessés près du ministère de la Défense au Caire, selon les sources parlementaire et militaire, mais aucun détail n'a filtré sur les entretiens pour l'instant.

Le calme régnait dimanche à Abbassiya, quartier où se trouve le ministère de la Défense, après l'instauration d'un couvre-feu nocturne.

Dimanche dernier, l'Assemblée du peuple, dominée par les Frères musulmans, avait décidé de suspendre ses séances pendant une semaine pour protester contre le refus du Conseil militaire de limoger le gouvernement.

Cette question fait l'objet d'un bras de fer entre la confrérie islamiste et les généraux au pouvoir depuis plusieurs semaines. Les Frères veulent que le cabinet soit limogé et que leur parti soit nommé à la tête d'un nouveau gouvernement.

Des informations contradictoires avaient circulé sur un éventuel remaniement du gouvernement de Kamal al-Ganzouri, promis par un membre du Conseil militaire au président du Parlement selon la confrérie islamiste. Mais aucun changement n'a pour l'instant été annoncé et le Parlement a repris ses séances en début d'après-midi.

Au menu de la réunion entre la délégation et les militaires figurait également la composition de la commission chargée de rédiger une constitution avant la fin de la période de transition le 30 juin. La justice avait suspendu la commission formée par le Parlement et composée en majorité d'islamistes.

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