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29/04/2012 10:34 EDT | Actualisé 29/06/2012 05:12 EDT

Syrie: le général Mood appelle toutes les parties à l'arrêt des violences

Le général norvégien Robert Mood, à la tête de la mission d'observation de l'ONU en Syrie, a appelé toutes les parties à "arrêter la violence", à son arrivée dimanche à Damas.

"Pour permettre le succès du plan (de l'émissaire international Kofi) Annan, j'appelle toutes les parties à arrêter la violence et à nous aider à maintenir l'arrêt des violences armées", a-t-il affirmé devant les journalistes.

"Nous allons travailler à l'application complète du plan Annan en six points, accepté par le gouvernement syrien. Pour y parvenir, nous avons maintenant 30 observateurs sur le terrain, nous allons doubler ce chiffre durant les prochains jours (...) et il va rapidement atteindre 300", a-t-il ajouté.

Le plan Annan prévoit le retour de l'armée dans les casernes, l'arrêt des hostilités, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, l'ouverture d'un dialogue entre pouvoir et opposition ainsi que la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

"Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...) toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance (au plan de sortie de crise de M. Annan)", a-t-il estimé.

Le nombre d'observateurs devrait passer à 100 sous un mois, avant d'atteindre 300 membres, comme le prévoit la résolution 2043 votée à l'unanimité il y a une semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Interrogé sur la lenteur du déploiement de son équipe, il a estimé que "ça n'est finalement pas si long", soulignant que les observateurs venaient de "nombreux pays", notamment d'Afrique et d'Asie.

Damas rechigne à laisser entrer des observateurs de pays membres des Amis de la Syrie. Ce groupe, qui soutient l'opposition syrienne, rassemble notamment les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni, ainsi que l'Arabie saoudite et le Qatar, deux pays ayant appelé à armer la rébellion hostile au président Bachar al-Assad.

Cette mission d'une durée initiale de trois mois s'annonce périlleuse pour ces observateurs qui sont pour la première fois déployés sans arme dans un pays où les violences persistent plus de deux semaines après l'annonce d'un cessez-le-feu, largement ignoré malgré les engagements du régime et des rebelles.

Selon Amnesty International, les violences ont fait au moins 362 morts, en particulier dans les villes tout juste visitées par les observateurs, depuis le début du travail des premiers d'entre eux le 16 avril.

Au moment de l'arrivée du général Mood, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) recensait huit morts dans de nouvelles violences, dont quatre civils et quatre soldats des troupes régulières.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation de plus en plus militarisé face à la répression. En 13 mois, les violences ont fait plus de 11.100 morts dans le pays, en majorité des civils, selon l'OSDH.

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