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29/04/2012 07:19 EDT | Actualisé 29/06/2012 05:12 EDT

Soudan: deux démineurs travaillant pour l'ONU parmi les arrêtés

Une société de déminage sud-africaine a annoncé que deux de ses employés figuraient parmi les quatre hommes que l'armée soudanaise dit avoir arrêtés samedi dans la région pétrolière d'Heglig et souligné qu'ils travaillaient pour un projet de l'ONU.

"Nous faisons du déminage humanitaire avec un contrat de l'ONU et nos membres bénéficient d'une immunité onusienne complète", a déclaré à l'AFP le PDG de la compagnie publique Mechem, Ashley Williams.

Il a par ailleurs assuré que "l'enlèvement a eu lieu bien à l'intérieur du territoire du Soudan du sud", et a précisé que les deux employés de Mechem étaient un expatrié sud-africain et un employé local sud-soudanais.

Sur le site internet de Mechem, le contrat de déminage routier soudanais est mentionné avec comme "client " l'UNOPS, organisme des Nations Unies chargé de l'appui aux différents projets onusiens.

Une porte-parole des Nations unies avait indiqué plus tôt qu'un employé de l'ONU figurait au nombre des personnes arrêtées, sans plus de précision.

Samedi, l'armée soudanaise a affirmé avoir arrêté quatre personnes dans la région pétrolière d'Heglig, récemment occupée pendant une dizaine de jours par l'armée sud-soudanaise au prix de violents combats.

Un porte-parole de l'armée a laissé entendre que les prisonniers --un Britannique, un Norvégien, un Sud-Africain et un Sud-Soudanais-- étaient des "experts étrangers" venus soutenir Juba dans son "agression" contre son voisin du nord.

M. Williams a démenti la version soudanaise des faits: "Ca s'est passé en plein dans le Sud Soudan. Ils se sont emparés d'eux et les ont ramenés à Heglig en voiture où ils ont dit les avoir arrêtés dans cette zone disputée où ils n'étaient pas du tout".

Le responsable a affirmé que le groupe voyageait entre deux bases de l'ONU et retournait au sud vers Bentui. "C'est du travail humanitaire, donc parler d'eux comme de conseillers militaires ou ce genre de chose est totalement n'importe quoi et faux", a-t-il poursuivi.

Une autre équipe de déminage se trouvait toujours dans la zone et devait en sortir sous protection onusienne pour se rendre à Bentui, a-t-il dit.

jg/so/pb