NOUVELLES
29/04/2012 07:25 EDT | Actualisé 29/06/2012 05:12 EDT

La presse syrienne accuse Al-Qaïda de mener des attentats dans le pays

La presse syrienne accusait dimanche le réseau extrémiste Al-Qaïda, financé, selon elle, par des Etats arabes et occidentaux, de "commander le terrorisme" en Syrie, estimant que ces attaques donnaient à l'Etat "tous les droits" pour protéger ses citoyens.

Damas accuse depuis plus de 13 mois des "bandes terroristes armées" de semer le chaos dans le pays en proie à une révolte populaire, mais c'est la première fois que les médias officiels mentionnent clairement la présence d'Al-Qaïda en Syrie.

"Ce à quoi la Syrie fait face dépasse les groupes armés composés de meurtriers fuyant la justice ou floués par des Etats et des parties, c'est du terrorisme commandé par Al-Qaïda", affirme le quotidien officiel As-Saoura.

Dans son éditorial, le quotidien gouvernemental Techrine affirme que "le mode opératoire et le choix des objectifs (...) des attentats-suicides terroristes qui ont eu lieu dans plusieurs régions ces derniers temps (...) sont l'expression directe de la présence de l'organisation dans le pays".

Le journal en conclut que ces attaques d'Al-Qaïda "donnent à l'Etat syrien tous les droits pour protéger ses citoyens".

Pour As-Saoura, "les explosions terroristes qui ont ensanglanté les coeurs des Syriens et tué des innocents" sont signés Al-Qaïda, "responsable des actes de terrorisme les plus odieux dans le monde et en Syrie".

"Ce terrorisme est soutenu et financé par des Etats occidentaux, des pays de la région et quelques Arabes pour faire échouer le plan de l'ONU et son émissaire, Kofi Annan", ajoute le journal.

"Les Etats-Unis ont récemment reconnu qu'ils fournissaient des moyens de communication aux terroristes en Syrie, c'est la preuve des liens entre les organisations terroristes, Al-Qaïda en tête, et les États-Unis et ses instruments européens, régionaux et arabes", assure le quotidien.

Mi-avril, un haut responsable américain avait affirmé à l'AFP que les Etats-Unis fournissaient de l'aide aux rebelles syriens, notamment des équipements médicaux et de communication, mais pas d'armes, contrairement aux appels lancés par le Qatar et l'Arabie saoudite.

Plusieurs attentats ont fait des dizaines de morts ces derniers mois, en particulier à Damas et à Alep (nord). Le dernier en date remonte à samedi et avait fait 11 morts à Damas, selon les médias officiels.

rim/sbh/jt