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29/04/2012 02:43 EDT | Actualisé 28/06/2012 05:12 EDT

Erythrée: Issaias apparaît à la TV pour démentir les rumeurs sur sa santé

Le président érythréen Issaias Afeworki est apparu samedi soir à la télévision d'Etat, démentant les rumeurs de maladie, voire de mort, qui couraient à son sujet en raison d'une très inhabituelle absence d'un mois dans les médias publics.

Selon des sites internet érythréens indépendants ou d'opposition, Issaias, qui règne sans partage sur ce pays des bords de la Mer Rouge depuis son indépendance en 1993, souffre d'une grave maladie du foie qui l'oblige à se faire traiter dans un pays du Golfe.

Issaias a cependant affirmé dans une déclaration télévisée que son absence des médias d'Etat -- qui relatent habituellement par le détail ses activités quotidiennes -- avait été due à des voyages, tant en Erythrée qu'à l'étranger.

"J'ai de la chance, je jouis d'une santé robuste", a déclaré le chef d'Etat, apparemment en bonne forme, habillé d'une large chemise.

"Les spéculations sur des ennuis de santé n'existent que dans l'esprit des auteurs de cette rumeur sans fondement", a-t-il ajouté, selon la traduction de ses propos assurée par le site internet du ministère érythréen de l'Information.

Issaias, qui a fait fermer tous les médias indépendants de ce pays de la Corne de l'Afrique en 2001, a ajouté que les rumeurs concernant sa maladie faisaient partie "d'une guerre psychologique coordonnée", et a appelé la population érythréenne à "ne pas se laisser distraire par les pièges de l'ennemi".

"Le peuple ne doit pas tomber dans le piège de ce genre de désinformation fabriquée de toute pièce, car de telles actions (de désinformation) pourraient se répéter de temps en temps", a-t-il prévenu.

Le régime érythréen avait déjà ce mois-ci accusé les services de renseignement américains, dans un communiqué inhabituel consacré aux rumeurs sur un mauvais état de santé de Issaias Afeworki.

"Le fait que la source de cette histoire à dormir debout ne soit autre que (...) la CIA n'aurait pu tromper même les naïfs", avait alors estimé le ministère de l'Information.

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