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28/04/2012 07:09 EDT | Actualisé 28/06/2012 05:12 EDT

La Syrie accuse le secrétaire général de l'ONU d'encourager le terrorisme

BEIRUT - Le quotidien gouvernemental syrien "Tichrine" a accusé samedi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon d'encourager les attaques "terroristes" de l'insurrection, en concentrant ses critiques sur le régime de Damas.

L'éditorial de "Tichrine" est publié au lendemain des déclarations de Ban Ki-Moon lors d'un déplacement à New Delhi. La répression contre la population civile, a souligné M. Ban, "a atteint un niveau inacceptable, intolérable". Il s'est dit "extrêmement alarmé" par la poursuite des violences malgré l'engagement du régime à y mettre fin et à retirer troupes et blindés des centres de population.

Malgré le cessez-le-feu entré officiellement en vigueur le 12 avril, des violences sont signalées chaque jour en Syrie, 13 mois après le début du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar el-Assad. La répression sanglante menée contre les protestataires a fait plus de 9.000 morts, selon l'ONU.

Selon "Tichrine", M. Ban élude toute allusion à la violence des insurgés en faveur d'attaques "outrancières" contre le régime de Damas. "Le mépris de la communauté internationale, son soutien aux crimes des groupes armés et actes terroristes (...) sont considérés comme une participation directe au terrorisme auquel est confronté la Syrie. Une telle position encourage de toute évidence ces groupes à perpétrer davantage de crimes et actes terroristes", affirme le journal.

Vendredi, la capitale Damas a été secouée par quatre explosions qui ont fait 11 morts et des dizaines de blessés selon les autorités syriennes qui a dénoncé des "terroristes" et un complot de l'étranger.

Samedi, par ailleurs, l'agence officielle syrienne SANA a fait état d'une tentative d'infiltration de "groupes armés" par la mer, en Méditerranée. La marine syrienne a contraint plusieurs bateaux à fuir, mais un militaire syrien a été tué et plusieurs autres blessés au cours de l'opération, affirme SANA.

Au Liban, l'armée a saisi des armes à bord d'un navire arraisonné vendredi au large des côtes libanaises, a déclaré à l'Associated Press le procureur militaire Saqr Saqr. Une enquête est en cours et les 11 membres d'équipage sont entendus par la police militaire libanaise, a-t-il dit.

Selon l'Agence nationale d'information libanaise, dépendant du ministère de l'Information, le navire, "Loutfallah II" a été intercepté près de la ville libanaise de Tripoli (nord). En provenance de Libye via l'Egypte, il se dirigeait apparemment vers la Syrie avec une cargaison d'armes "lourdes et légères". Le bateau a été conduit au port de Selaata, au nord de Beyrouth. AP

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