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28/04/2012 07:43 EDT | Actualisé 28/06/2012 05:12 EDT

Irak: des politiciens appellent à une gestion démocratique du pouvoir

Des hommes politiques irakiens kurdes, chiites et sunnites de premier plan, qui s'estiment marginalisés par la façon personnelle de gouverner du Premier ministre, ont appelé samedi à une démocratisation de la prise de décision dans le pays.

Réunis à Erbil, capitale du Kurdistan irakien dans le nord du pays, les dirigeants kurdes Jalal Talbani et Massoud Barzani, le chef radical chiite irakien Moqtada Sadr et les deux chefs de la coalition laïque, soutenue par les sunnites, Iyad Allawi et Oussama Noujaifi, ont exigé que Nouri al-Maliki change d'attitude.

Selon un communiqué lu après la réunion par Fouad Hussein, chef du bureau de la présidence kurde, les participants ont lancé "un appel pour activer les mécanismes démocratiques de gestion des affaires du pays afin de prévenir les dangers qui menacent" la démocratie.

Il s'agit d'une attaque en règle sans le nommer du Premier ministre qui n'était pas présent. Plusieurs des participants l'ont déjà accusé de se conduire comme un dictateur sans consulter les membres de sa coalition.

"La réunion a discuté de la nécessité de rechercher des solutions pour mettre fin à la crise qui met en danger l'intérêt supérieur du pays, en se conformant à l'accord d'Erbil, à la déclaration de Moqtada Sadr et aux articles de la constitution définissant les règles de prises de décision", a ajouté M. Hussein.

L'accord d'Erbil, signé en novembre 2010 par tous les dirigeants politiques y compris M. Maliki, définit le partage du pouvoir et Moqtada Sadr a présenté jeudi une liste de 18 points pour tenter de mettre fin à quatre mois de crise politique.

Le chef radical chiite est opposé au renversement immédiat du gouvernement mais refuse que Nouri al-Maliki puisse se présenter en 2014 pour un troisième mandat, selon ses proches collaborateurs.

Venu jeudi d'Iran, où il poursuit ses études religieuses, le dirigeant chiite s'est présenté comme un médiateur entre MM. Barzani et Maliki, qui sont à couteaux tirés.

M. Maliki, en poste depuis mai 2006, avait indiqué à l'AFP en février 2011 qu'il ne solliciterait pas un troisième mandat, avant de revenir sur ses propos et d'adopter une position plus ambiguë.

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