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28/04/2012 10:51 EDT | Actualisé 28/06/2012 05:12 EDT

Des mutins maliens menacent d'expulser les médiateurs de la CÉDÉAO

BAMAKO, Mali - Des soldats ont dérangé une rencontre entre des médiateurs de l'Afrique de l'Ouest et la junte malienne samedi parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec les décisions des médiateurs, en plus de menacer de forcer les responsables à partir.

Certains soldats ont dégainé leurs armes et déclaré que même si le leader du coup d'État au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, était d'accord avec les médiateurs de la CÉDÉAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest), ils ne l'étaient pas. Les soldats ne se sont retirés qu'après que le capitaine Sanogo ne soit sorti de la salle de réunion et leur ait ordonné de se disperser.

Quelques soldats ont lancé : «À bas la CÉDÉAO!»

La junte a dit être mécontente de récentes décisions de la CÉDÉAO visant à prolonger à un an le mandat de 40 jours du président par intérim. La junte a dit vouloir choisir un nouveau chef en consultation avec la CÉDÉAO après les 40 jours normalement donnés à un président intérimaire en vertu de la Constitution pour organiser des élections.

Selon le capitaine Sanogo, les efforts de médiation se poursuivent.

Il a ajouté que le comité de négociation allait respecter l'entente cadre signée entre la CÉDÉAO et le comité, et qu'aucun changement n'était possible.

Après 40 jours, cependant, il a précisé qu'il en reviendrait à la junte de choisir les institutions qui vont poursuivre la transition. Le nouveau gouvernement, dont la composition a été annoncée plus tôt cette semaine, allait demeurer tel quel, a-t-il dit.

Le mois dernier, des mutins ont renversé le président démocratique élu, bien que la junte ait depuis transféré le pouvoir à un gouvernement civil intérimaire.

Le pays lutte cependant contre l'insécurité dans le nord, où des rebelles séparatistes ont déclaré l'indépendance, et où des militants tentent d'imposer la loi islamique.