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28/04/2012 04:50 EDT | Actualisé 28/06/2012 05:12 EDT

Des drones télécommandés patrouillent la frontière Canada-États-Unis

SEATTLE - Des drones télécommandés du gouvernement américain patrouillent la frontière entre le Canada et les États-Unis et s'aventurent jusqu'à l'espace aérien situé au-dessus de l'État de Washington.

Devant un panel composé de membres du Sénat américain, la Secrétaire du Homeland Security, Janet Napolitano, a déclaré que la surveillance effectuée près de la frontière nord des États-Unis à l'aide de drones télécommandés s'étendait du Dakota du Nord à l'est de l'État de Washington.

Les deux appareils Predator-B, qui pèsent près de 5000 kilogrammes chacun, sont opérés depuis la ville de Grand Forks, dans le Dakota du Nord. Ils ont une portée d'environ 1500 kilomètres et «ils traversent l'espace aérien de l'État de Washington, près de la ville de Spokane», a indiqué une porte-parole du département des douanes et de la sécurité frontalière, Gina Gray, jeudi.

Les drones télécommandés «peuvent demeurer dans les airs pour des périodes allant jusqu'à 20 heures, quelque chose qu'aucun autre appareil américain ne peut faire», a-t-elle ajouté.

«Ce sont des multiplicateurs de force; ils permettent d'assurer une surveillance aérienne en soutien aux agents frontaliers en étudiant l'activité des capteurs radars dans les secteurs éloignés afin de distinguer les menaces qui sont réelles de celles qui ne le sont pas. Ils permettent ainsi de faire une meilleure répartition des effectifs sur le terrain.»

En 2005, le Homeland Security américain a envoyé quelques drones à travers les États-Unis avec l'intention d'en utiliser encore davantage dans les années suivantes. Ils sont surtout opérés depuis l'Arizona, la Floride, le Dakota du Nord et le Texas.

L'utilisation de drones est de plus en plus populaire chez les autorités locales et fédérales des États-Unis.

En décembre, le Congrès américain a accordé six mois à l'agence fédérale chargée de l'administration de l'aviation afin qu'elle puisse identifier quelques sites où les militaires et autres pourraient opérer des drones télécommandés sans déranger le trafic aérien régulier, le but étant de démontrer que ces appareils sont sécuritaires.

De nombreuses inquiétudes à propos de ces drones demeurent. Certains s'inquiètent de la protection de la vie privée, tandis que le gouvernement craint plutôt que les appareils puissent entrer en collision avec des avions de ligne ou s'écraser au sol. Ces appréhensions ont ralenti l'utilisation des drones télécommandés.