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26/04/2012 12:42 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Une puissante explosion fait 16 morts à Hama, dans le centre de la Syrie

BEYROUTH - Des observateurs de l'ONU se sont rendus, jeudi, sur les lieux d'une violente explosion qui a fait au moins 16 morts la veille dans un quartier résidentiel de Hama, dans le centre de la Syrie.

Selon l'agence officielle syrienne SANA, ce sont des rebelles qui ont provoqué la déflagration par une mauvaise manipulation d'explosifs.

Des militants syriens ont donné une version différente, affirmant que les personnes tuées avaient été victimes des bombardements des forces du président Bachar el-Assad.

Selon Ahmad Fawzi, porte-parole de l'émissaire Kofi Annan, des observateurs ont inspecté les lieux, mais on ignore quelles ont été leurs conclusions.

Sur les 15 observateurs actuellement déployés en Syrie, deux se trouvent à Hama. Dans les prochaines semaines, 300 observateurs doivent être déployés en Syrie dans le cadre du plan de paix proposé par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe.

Un responsable de l'ONU a déclaré que les Nations unies annonceraient vendredi la nomination du général norvégien Robert Mood comme chef de l'équipe d'observateurs en Syrie.

Les Comités locaux de coordination, un groupe d'opposants, ont affirmé que l'explosion à Hama avait été provoquée par les bombardements des forces du régime, démentant toute responsabilité des rebelles.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, un groupe d'opposition établi au Royaume-Uni, a indiqué ne pas être en mesure d'établir avec certitude l'origine de l'explosion et a demandé aux observateurs des Nations unies d'enquêter.

Dans un premier temps, l'Observatoire avait rapporté que des témoins affirmaient que l'explosion à la périphérie de la ville avait été causée par des bombardements des forces du régime.

Des vidéos amateur mises en ligne sur Internet montrent une boule de feu et une colonne de fumée qui s'élève au-dessus du quartier et des habitants qui fouillent des décombres.

Parallèlement, à Paris, le fils d'un ancien premier ministre syrien, Nofal al-Dawalibi, a annoncé qu'il voulait former un gouvernement en exil destiné à soutenir les rebelles et à encourager une intervention militaire internationale. Il a affirmé que le Conseil national syrien (CNS), l'un des principaux groupes de l'opposition, n'avait rien réussi à accomplir et était un organe «artificiel».

Malgré le cessez-le-feu, entré officiellement en vigueur le 12 avril, des violences sont signalées chaque jour en Syrie, 13 mois après le début du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar el-Assad. La répression sanglante menée contre les protestataires a fait plus de 9000 morts, selon l'ONU.