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26/04/2012 11:03 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Taylor: l'immunité n'est plus un paravent pour les chefs d'Etat (Londres)

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a "salué" jeudi la condamnation de l'ex-président du Liberia Charles Taylor pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, qui "montre que les chefs d'Etat ne peuvent se cacher derrière l'immunité".

"Ce jugement, qui fera date, montre que ceux qui ont commis les crimes les plus graves peuvent et devront rendre des comptes pour ce qu'ils ont fait", a souligné le chef de la diplomatie britannique dans un communiqué.

"Il montre que la portée de la loi internationale est grande et sans limite dans le temps et que les chefs d'Etat ne peuvent se cacher derrière l'immunité", a ajouté M. Hague.

Charles Taylor doit purger sa peine dans une prison du Royaume-Uni.

Même si ce verdict "ne constitue qu'un petit réconfort pour les victimes et les proches de ceux qui ont été tués", il "jouera un rôle important en aidant le peuple de Sierra Leone à tourner la page et à consolider la réconciliation nationale", a poursuivi le ministre.

L'ancien président libérien a été reconnu jeudi coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre durant le conflit en Sierra Leone (1991-2001) par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) lors d'une audience délocalisée à Leidschendam (Pays-Bas).

Saluant la manière "professionnelle et indépendante" dont le procès avait été conduit, M. Hague a souligné que la tache du tribunal ne s'arrêtait pas pour autant et qu'une instance de taille réduite "devait continuer à travailler pour protéger les témoins, incarcérer les inculpés et protéger les archives". Il a appelé les "Etats à faire des contributions volontaires "pour son financement.

Charles Taylor est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis les procès contre les responsables nazis à Nuremberg. Sa peine sera prononcée le 30 mai.

na/dh/aub