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26/04/2012 06:27 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

L'opposition syrienne veut une réunion de l'ONU après les pilonnages de Hama

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, a réclamé jeudi une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après plusieurs jours de bombardements meurtriers sur Hama, dans le centre du pays.

"Nous demandons une réunion d'urgence afin de prendre une résolution pour protéger les civils de notre peuple syrien", a affirmé le CNS dans un communiqué.

"Nous, Conseil national syrien, faisons porter la responsabilité de ce qui se passe sur le terrain en Syrie à la communauté internationale, représentée par les Nations unies et le Conseil de sécurité", a ajouté la coalition, en dénonçant son "silence".

"Nous rejetons clairement le nouveau délai accordé par la communauté internationale au régime meurtrier pour poursuivre ses tueries et nous assurons que le régime n'a respecté jusqu'à présent aucun point du plan de l'émissaire international Kofi Annan", a assuré le CNS, deux semaines après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu depuis violé quotidiennement.

"La ville de Hama a été le théâtre ces derniers jours, et après la visite des observateurs internationaux, d'une série de crimes, dont la destruction de maisons sur la tête de leurs habitants et la mort de plus de 100 civils, des centaines d'autres ayant été blessés (...)", a-t-il précisé.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état pour sa part d'une quarantaine de civils tués depuis lundi à Hama et de dizaines de blessés dans des bombardements des forces régulières.

Par ailleurs, la Ligue syrienne des droits de l'Homme (LSDH) basée au Caire a rapporté que neuf militants avaient été abattus lundi par les forces du régime du président Bachar al-Assad, au lendemain de leur rencontre avec des observateurs de l'ONU.

Quinze observateurs sont désormais déployés en Syrie pour surveiller le cessez-le-feu entré officiellement en vigueur le 12 avril conformément au plan Annan. Deux d'entre eux sont basés à Homs (centre) et deux autres à Hama, le reste de l'équipe étant installée à Damas.

Les violences en Syrie ont fait au moins 11.100 morts en plus de 13 mois d'une révolte populaire qui s'est peu à peu militarisée face à la répression, selon l'OSDH.

sbh/cco