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26/04/2012 10:04 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Les Égyptiens pourront choisir entre 13 candidats à l'élection présidentielle

LE CAIRE, Égypte - La commission électorale égyptienne a publié, jeudi, la liste définitive des 13 candidatures validées pour l'élection présidentielle du mois de mai, mettant ainsi un terme à l'un des épisodes les plus mouvementés de la transition chaotique du pays vers un gouvernement civil.

Parmi les 13 prétendants autorisés à briguer la présidence figure Ahmed Shafiq, le dernier premier ministre de l'ère Moubarak, dont la candidature a été invalidée puis confirmé en l'espace de 24 heures.

L'ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a longtemps été le chef de la diplomatie d'Hosni Moubarak, fait aussi partie de la liste, tout comme Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, la première force politique du pays.

Amr Moussa et Mohammed Morsi font partie des favoris du scrutin, avec l'islamiste modéré Abdel-Moneim Abolfotoh.

Si aucun des candidats n'obtient plus de 50 pour cent des voix lors du premier tour des 23 et 24 mai, un second tour sera organisé les 16 et 17 juin pour départager les deux candidats arrivés en tête. Le vainqueur serait alors proclamé le 21 juin.

La commission a invalidé dix des 23 candidatures présentées, dont celle de l'ancien chef du renseignement de Moubarak, Omar Suleiman, du premier choix des Frères musulmans, Khairat el-Shater, et de l'islamiste ultraconservateur Hazem Abu Ismail.

Des milliers de partisans d'Hazem Abu Ismail sont descendus dans la rue pour protester contre le rejet de sa candidature, invalidée parce que sa mère défunte possédait la double nationalité égyptienne et américaine, une violation du règlement électoral.

Le Conseil suprême des forces armées, qui gouverne l'Égypte depuis la démission du président Hosni Moubarak le 11 février 2011 sous la pression de la rue, a promis de céder le pouvoir à un gouvernement civil d'ici le 1er juillet. La période de transition a jusqu'ici été marquée par l'usage meurtrier de la force par l'armée et la police contre les manifestants pro-démocratie, une forte hausse des crimes violents et une aggravation de la crise économique.