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26/04/2012 07:02 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Le Secret Service enquête sur de nouvelles accusations de prostitution

Le Secret Service, qui s'est séparé de neuf employés à la suite d'un scandale de prostitution, enquête sur de possibles faits comparables qui se seraient déroulés l'année dernière au Salvador, a-t-on appris jeudi de source parlementaire américaine.

Douze agents du Secret Service, police fédérale d'élite chargée en particulier de protéger le président Barack Obama et sa famille, avaient été soupçonnés d'avoir fréquenté des prostituées à Carthagène en Colombie lors de la préparation du voyage de M. Obama au sommet des Amériques les 14 et 15 avril.

Neuf d'entre eux ont été limogés, ont démissionné ou pris leur retraite depuis que le scandale a éclaté le 13 avril.

Mais d'autres accusations se sont fait jour cette semaine, selon un responsable du Congrès s'exprimant sous couvert de l'anonymat: "cette semaine, le Secret Service a reçu un appel au sujet d'affirmations" concernant le comportement présumé d'agents au Salvador, où M. Obama avait effectué la dernière étape d'une tournée en Amérique latine fin mars 2011.

Un sous-traitant qui "travaillait de près avec l'équipe du Secret Service chargée de la préparation" du séjour de M. Obama a ainsi affirmé que des agents et des militaires américains s'étaient rendus dans une boîte de strip-tease à San Salvador avant l'arrivée du président.

Selon la chaîne locale KIRO-TV basée à Seattle (nord-ouest), qui a révélé l'information, ce sous-traitant a vu des agents boire beaucoup d'alcool et certains payer des prostituées.

Selon le responsable du Congrès, le Secret Service a indiqué aux parlementaires dans un mémorandum qu'il tentait de vérifier la véracité de ces affirmations.

Douze militaires ont également été mis en cause dans le scandale de prostitution en Colombie. Une enquête du Pentagone reste en cours à leur sujet.

Mercredi, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, ministre de tutelle du Secret Service, avait assuré avoir "totalement confiance" dans cette police malgré le scandale.

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