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26/04/2012 06:06 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Le Secret Service enquête sur une autre affaire de prostitution au Salvador

WASHINGTON - Le Secret Service a admis, jeudi, avoir ouvert une enquête pour déterminer si des employés de l'agence ont fréquenté des danseuses nues et des prostituées avant l'arrivée du président Barack Obama au Salvador l'an dernier.

Ces nouvelles révélations sont survenues un jour après que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, eut assuré, devant un comité du Sénat, que le scandale de prostitution impliquant des agents du Secret Service en Colombie semblait être un incident isolé.

Un porte-parole de l'agence chargée de la protection du président des États-Unis, Edwin Donovan, a affirmé jeudi que le Secret Service enquêtait sur des allégations qui ont émergé après la révélation du scandale en Colombie.

La chaîne télévisée KIRO-TV, de Seattle, a notamment cité des sources anonymes affirmant que des employés du Secret Service avaient reçu des faveurs sexuelles de danseuses nues dans un bar de San Salvador et avaient emmené des prostituées dans leur chambre d'hôtel avant l'arrivée du président dans le pays, en mars 2011.

La prostitution est légale en Colombie et au Salvador, mais le recours aux prostituées est interdit par le code de conduite des employés du gouvernement américain en poste à l'étranger.

Au Brésil, l'avocat d'une prostituée a par ailleurs annoncé, jeudi, son intention de poursuivre en justice l'ambassade américaine, trois Marines, un employé américain de l'ambassade et un chauffeur brésilien pour les blessures que la femme dit avoir subies en se faisant pousser hors d'un véhicule à Brasilia.

L'avocat Cezar Britto a déclaré à l'Associated Press que sa cliente, Romilda Aparecida Ferreira, intenterait une action en justice pour obtenir des dommages-intérêts pour ses blessures, ses soins médicaux et sa perte de revenus.

Selon l'avocat, Mme Ferreira est une «professionnelle du sexe et une danseuse» qui a rencontré les quatre Américains dans un bar le 29 décembre 2011. Elle et trois autres femmes ont quitté le bar avec les quatre Américains à bord de trois véhicules, dont deux appartenaient à l'ambassade.

Me Britto a déclaré qu'après une dispute avec le chauffeur, l'un des Marines avait poussé Romilda Aparecida Ferreira hors du véhicule. Elle s'est brisé la clavicule, deux côtes et l'un de ses poumons a été perforé quand la voiture lui a roulé dessus dans le stationnement du bar, selon son avocat.

La porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland, avait contesté cette version des faits mercredi, affirmant que la femme n'avait pas été poussée hors du véhicule, mais qu'elle avait plutôt tenté d'ouvrir la portière et de monter alors que le véhicule était en mouvement. «Elle est tombée et s'est blessée elle-même», a dit Mme Nuland.