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26/04/2012 02:58 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

François Hollande accuse Nicolas Sarkozy de mentir à son sujet

PARIS - Le président Nicolas Sarkozy a commis une «transgression» en reprenant les thèmes du Front national, a déclaré jeudi le socialiste François Hollande, qui espère lui succéder à l'Élysée.

Lors d'une entrevue sur France-Info, M. Hollande a aussi reproché à son adversaire d'avoir diffusé de «graves» mensonges à son sujet.

François Hollande a estimé que Nicolas Sarkozy avait menti sur trois points majeurs lors de son interview télévisée de la veille.

Le président-candidat a affirmé que son adversaire socialiste voulait régulariser tous les immigrés sans papiers. «Je veux régulariser au cas par cas sur la base de critères», a rectifié François Hollande.

Nicolas Sarkozy a également accusé son adversaire socialiste d'être soutenu par l'islamologue Tariq Ramadan.

«Il n'a jamais prononcé mon nom», a souligné M. Hollande, en rappelant que ce ressortissant suisse «ne vote pas en France». François Hollande a assuré qu'il n'avait «rien à voir» avec les thèses de Tariq Ramadan, qu'il juge des «plus contestables».

Le chef de l'État, qui tentera de se faire réélire au second tour le 6 mai, a aussi dit que le candidat socialiste était «soutenu par 700 mosquées», alors qu'il n'y a jamais eu d'appels de soutien de ce type, a corrigé l'intéressé.

Déplorant des «amalgames» et des «mensonges», François Hollande a estimé que «ça en dit long sur la dérive de Nicolas Sarkozy».

Selon lui, le candidat centriste François Bayrou, arrivé cinquième au premier tour avec 9,13 pour cent des voix, a lui aussi «compris que l'attitude de Nicolas Sarkozy depuis le premier tour de la présidentielle est une fuite en avant».

Si le candidat socialiste trouve normal de «s'adresser aux électeurs» qui ont voté pour Marine Le Pen au premier tour, il n'accepte pas «une espèce de course derrière les thèses et les mots du Front national» à laquelle se livre selon lui le président sortant.

Face à l'idéologie d'extrême droite, «il y a des limites à poser», a estimé François Hollande. «Il y a effectivement de la part de Nicolas Sarkozy une transgression, et je la constate comme François Bayrou.»