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26/04/2012 08:59 EDT | Actualisé 26/06/2012 05:12 EDT

Damas accuse les rebelles de 1.300 violations de la trêve en deux semaines

Le ministre syrien de l'Information Adnane Mahmoud a accusé jeudi des "groupes terroristes armés", auxquels le régime assimile rebelles et opposants, d'avoir commis "plus de 1.300 violations" de la trêve, censée être entrée en vigueur le 12 avril.

"Les groupes terroristes armés ont intensifié massacres, explosions et agressions, commettant plus de 1.300 violations depuis l'entrée en vigueur du cessez-le feu le 12 avril", a déclaré à l'AFP M. Mahmoud.

Les autorités syriennes ont informé l'émissaire international Kofi Annan de ces violations et attendent désormais de lui qu'"il déploie de réels efforts, dont nous verrons les résultats sur le terrain, envers les groupes terroristes armés, et les pays et les parties qui les soutiennent", a poursuivi le ministre.

Selon M. Mahmoud, le gouvernement syrien "a respecté tous ses engagements conformément au plan Annan", qui prévoit le retrait des troupes des villes, l'autorisation des manifestations pacifiques, la libération des détenus et l'accès des humanitaires et de la presse.

L'arrêt des violences en Syrie, où sont déployés une quinzaine d'observateurs depuis le 15 avril, "nécessite une surveillance neutre et transparente des violations perpétrées par les groupes terroristes armés (...) (afin) que s'arrêtent les agressions contre les citoyens et les forces de l'ordre", a estimé M. Mahmoud.

"Les terroristes ont tué (aujourd'hui) quatre membres d'une même famille dans la province de Damas, et anéanti des familles entières à Hama" mercredi, a encore déclaré le ministre.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pour sa part affirmé qu'une quarantaine de civils avaient péri depuis lundi à Hama dans des bombardements menés par les forces régulières.

Le ministre syrien a accusé par ailleurs la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite, de s'"allier avec le terrorisme qui frappe la Syrie".

"En finançant et en armant les (rebelles), ces pays s'associent aux crimes visant les citoyens syriens et en sont responsables", a-t-il dit.

Enfin, selon M. Mahmoud, le ministère de l'Information a "accordé des visas à quelque 98 médias arabes et étrangers depuis le 25 mars" 2012.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire que le régime réprime dans le sang. Les violences ont fait en 13 mois plus de 11.100 morts, selon l'OSDH.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 21 avril une résolution prévoyant l'envoi de 300 observateurs non armés en Syrie pour surveiller le cessez-le feu et l'application du plan de sortie de crise de M. Annan.

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