NOUVELLES
26/04/2012 02:44 EDT | Actualisé 25/06/2012 05:12 EDT

Chine/matches truqués: police nie avoir torturé un ex-président Fédération

La police chinoise a rejeté jeudi les accusations de torture portées contre elle par un ancien président de la Fédération nationale de football (CFA), jugé pour faits présumés de corruption et de matches truqués par un tribunal de Dandong (nord-est du pays).

"Il n'a jamais été fait usage de torture pour obtenir les confessions de Xie Yalong", indique un communiqué du bureau de sécurité publique de Liaoning, en charge du tribunal de Dandong, posté sur son blog.

"Xie Yalong et son avocat tentent de tromper le public, il n'existe aucune preuve matérielle à leurs allégations", ajoute le communiqué.

Mardi, l'avocat de Xie Yalong, Me Jin Xiaoguang, a affirmé que son client avait déclaré au tribunal qu'il avait été torturé, soumis à des décharges électriques, battu, et plongé sous l'eau au cours des interrogatoires menés pendant l'enquête.

M. Xie, 56 ans, à l'encontre de qui ont été retenus 12 chefs d'accusation, est accusé d'avoir touché des pots-de-vin à hauteur de plus de 1,7 million de yuans (273.000 dollars), selon Chine nouvelle.

Mercredi, quatre ex-internationaux, dont deux faisaient partie de la sélection qualifiée pour le Mondial-2002, et un autre ex-président de la Fédération ont comparu devant un tribunal de Tieling (nord-est) pour des faits similaires.

Selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, qui cite des sources anonymes, les quatre joueurs, qui jouaient en 2003 à Shanghai Guoji, recevaient un total de huit millions de yuans (1,27 millions de dollars) pour perdre devant une équipe qui cherchait à éviter la relégation.

Nan Yong et Xie Yalong sont les plus hauts responsables du football chinois jamais traduits en justice pour faits présumés de corruption et de pots-de-vin.

Devant le tribunal de Dandong comparaissent aussi Wei Shaohui, ex-responsable de l'équipe nationale de Chine et Li Dongsheng, ancien chef de la commission des arbitres de la CFA.

Des dizaines d'arbitres, responsables de clubs, entraîneurs et joueurs sont accusés d'avoir trempé dans un vaste scandale de corruption, de matches truqués et de paris illégaux dans le championnat de football chinois.

Mis au jour il y a deux ans, ce scandale, dont les conséquences judiciaires sont actuellement en cours, jette un discrédit général sur le monde du football en Chine.

Même la composition de l'équipe nationale est mise en doute: certains joueurs auraient versé de l'argent pour s'assurer d'en faire partie.

En février, un tribunal avait déjà condamné deux anciens hauts responsables de la CFA à plus de dix ans de prison, ainsi que plusieurs responsables de clubs.

sai/cc/jms/sk