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Suspension des discussions entre gouvernement québécois et étudiants

Les discussions engagées lundi entre le gouvernement du Québec et les trois associations étudiantes de la province, en grève depuis onze semaines en signe de protestation contre une hausse prévue des droits de scolarité, ont été suspendues mercredi après-midi.

Deux des associations ont annoncé la suspension des discussions après que la ministre de l'Education de la province francophone, Line Beauchamp, a écarté des pourparlers la troisième organisation, la "Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante" (CLASSE).

Mme Beauchamp a déclaré lors d'une conférence de presse que l'organisation "s'était exclue elle-même de la table des négociations" à la suite d'une manifestation émaillée d'actes de vandalisme et d'affrontements avec les forces de l'ordre mardi soir Montréal.

Le gouvernement avait demandé lundi une "trêve" pour entamer les pourparlers. L'organisation CLASSE l'avait acceptée, mais sans renoncer à la "désobéissance civile".

Or, la manifestation de mardi "a été annoncée sur le site de la CLASSE", a affirmé Mme Beauchamp. "Elle ne peut aujourd'hui prétendre s'en dissocier", a-t-elle ajouté. Et "il y a d'autres manifestations annoncées sur le site de la CLASSE sur un ton provocateur".

Le porte-parole de l'organisation, Gabriel Nadeau-Dubois, a indiqué que celle-ci n'avait pas convoqué ni organisé la manifestation en question. Il a reconnu cependant qu'elle avait été annoncée sur "une plateforme de diffusion" de l'organisation qui est "ouverte à l'ensemble des étudiants et étudiantes".

Il a accusé la ministre d'avoir invoqué "une excuse pitoyable" pour "saboter les discussions" et éviter la question des droits de scolarité.

Environ 180.000 étudiants des collèges et des universités restent "en grève" depuis début février pour protester contre une hausse prévue de 75% des droits de scolarité sur cinq ans à compter de l'automne.

Les étudiants protestent contre la décision du gouvernement québécois d'augmenter les droits de scolarité de 325 dollars par an pendant cinq ans à compter de l'automne, soit une hausse totale de 1.625 dollars, pour ramener les droits de scolarité à plus de 3.800 dollars par année.

jl/via/sf

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