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Les Etats-Unis excluent la levée de leurs sanctions-clés contre la Birmanie

Les Etats-Unis ont exclu mercredi de lever dans l'immédiat leurs principales sanctions contre la Birmanie, disant vouloir garder un moyen de pression sur le pays.

L'Union européenne et le Canada ont suspendu cette semaine la plupart de leurs sanctions, afin de saluer le processus de réformes politiques entamée il y a un an par le nouveau régime birman.

Début avril, dans la foulée d'élections qui avaient permis à la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi de devenir la première force d'opposition au parlement birman, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait annoncé l'allègement des restrictions pesant sur les investissements vers la Birmanie et la nomination rapide d'un ambassadeur. Les Etats-Unis ont ainsi levé certaines de leurs sanctions, mais pas les principales.

Kurt Campbell, secrétaire d'Etat adjoint pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, a indiqué mercredi à des élus du Congrès que pour l'administration américaine "tout n'est pas rose" en Birmanie. Il ajouté qu'elle comptait uniquement alléger certaines de ses sanctions.

"Je dirais simplement qu'il n'y pas d'intention de lever les sanctions", a indiqué M. Campbell devant les élus de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

"Nous devons être en mesure de répondre dans le cas où il y aurait un renversement ou un gel (des réformes), ce moyen de pression est une composante essentielle de notre stratégie", a-t-il poursuivi.

"Nous devons nous assurer que le processus (de réformes) s'étende à tout le pays et nous sommes inquiets des informations très claires --et que nous jugeons fiables-- sur la poursuite des attaques et des atrocités, qui sont totalement à l'encontre de l'effort d'ensemble auquel nous tentons de parvenir", a ajouté M. Campbell, un des architectes de la stratégie américaine en Birmanie.

Des organisations de défense des droits de l'homme se sont récemment dites inquiètes des allégations de viols, de travaux forcés et autres abus dans l'Etat de Kachin notamment.

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