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23/04/2012 10:21 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

Wall Street ouvre en nette baisse et analyse les développements en Europe

Wall Street a ouvert en net repli lundi, à l'unisson des marchés européens, dans un climat d'incertitude renouvelée à l'égard du Vieux Continent: le Dow Jones cédait 1,03% et le Nasdaq 1,07%.

Vers 13H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average perdait 134,71 points à 12.894,55 points et le Nasdaq 32,24 points à 2.986,21 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,08% (14,84 points) à 1.363,69 points.

La Bourse de New York avait fini sans direction vendredi dans un marché relativement calme, tiraillée entre les performances satisfaisantes de fleurons américains et des doutes toujours forts à propos de l'Europe: le Dow Jones Industrial Average avait pris 0,50%, à 13.029,26 points, le Nasdaq, à dominante technologique, avait cédé 0,24%, à 3.000,45 points.

Wall Street distillait les développements politiques survenus en Europe ce week-end, à commencer par les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en France. L'Elysée se disputera le six mai entre le socialiste François Hollande, arrivé en tête dimanche, et le président sortant UMP Nicolas Sarkozy.

"Les résultats sont accueillis négativement par les marchés financiers qui y voient l'illustration de la perte de soutien pour les mesures d'austérité" décidées pour contrer la crise de la dette, a expliqué Dick Green, stratège pour le site d'analyse financière Briefing.com.

La victoire de M. Hollande, qui a dénoncé à de multiples reprises l'absence de mesures favorables à la relance de la croissance, priverait en effet la chancelière allemande Angela Merkel de son principal partenaire -Nicolas Sarkozy- dans la gestion de la crise ces dernières années, selon plusieurs analystes.

De plus, les marchés s'interrogeaient sur l'influence qu'aura sur le second tour, le 6 mai, le score historique du Front National, parti d'extrême-droite dont la candidate Marine Le Pen est arrivée en troisième position.

En outre, l'aggravation de la crise politique aux Pays-Bas a fortement pesé. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé lundi qu'il allait présenter à la reine la démission de son gouvernement de centre-droit, tirant les conséquences de l'échec samedi des négociations sur la réduction du déficit public.

"L'incertitude politique est en train de croître en France et aux Pays-Bas", ont jugé les analystes de Charles Schwab, soulignant que "le sentiment négatif de ce début de semaine fait de l'ombre à de bons résultats trimestriels".

Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,924% contre 1,970% vendredi soir et celui à 30 ans à 3,073% contre 3,128%.

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