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23/04/2012 02:16 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

Tunisie: un militant dénonce les agressions répétées attribuées aux salafistes

TUNIS, Tunisie - Le dirigeant du réseau associatif «Doustourouna» (Notre Constitution) a mis en garde lundi contre «le danger» qui pèse sur la transition démocratique en Tunisie en raison de la multiplication des agressions imputées à des groupes salafistes. Un responsable politique a appelé à un rassemblement pour la défense des libertés le 1er mai.

«Ces actes de violences à répétition visent à faire taire toute voix critique et mettent en danger, et les droits élémentaires des Tunisiens, et la transition démocratique que vit le pays» a estimé Jawhar Mbarek lors d'une conférence à Tunis, en présence de représentants d'organisations locales et étrangères ainsi que de partis politiques.

Le week-end dernier, des militants de ce mouvement citoyen indépendant ont été agressés et empêchés de se réunir à Souk El Ahad, dans le sud tunisien, par «un groupe de jeunes appartenant au courant salafiste» (islamisme radical), selon le témoignage d'un membre du réseau Khémaïs Bahri cité par l'agence de presse officielle TAP.

Plusieurs militants ont été blessés et transférés à l'hôpital. Touché à la tête et à une jambe, M. Mbarek a précisé à la chaîne de télévision publique «Watania» que les agresseurs avaient fait irruption dans la salle de réunion armés de bâtons et de couteaux.

Des membres de l'Assemblée nationale constituante (ANC), dont la cinéaste Selma Baccar et le militant des droits de l'Homme Khémaïs Ksila, ont exprimé leur solidarité avec les militants du réseau «Doustourouna». Ils ont imputé la responsabilité de ces violences au gouvernement dominé par le mouvement islamiste «Ennahdha», auquel ils reprochent son «inertie».

«Je ressens beaucoup de tristesse face à ce qui se passe dans notre pays», s'est désolé l'universitaire Sadok Belaïd, jugeant «impératif de lutter contre cette répression».

De son côté, Ahmed Néjib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP), principale formation d'opposition sous le régime du président Ben Ali, tombé début 2011 sous la pression de la rue, a appelé à un rassemblement le 1er mai pour la défense des libertés en Tunisie.

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