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23/04/2012 01:53 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

Prostitution: aucune preuve d'implication d'employés de la Maison Blanche (officiel)

La Maison Blanche n'a trouvé aucune preuve d'implication de ses employés dans le scandale de prostitution en Colombie qui a valu à 12 policiers du Secret Service et 11 militaires d'être mis en cause, a annoncé lundi le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.

Une enquête interne menée par le service juridique de la Maison Blanche sur le comportement de ses employés venus préparer à Carthagène la participation du président Barack Obama au sommet des Amériques à la mi-avril, n'a mis en évidence "aucun indice de mauvais comportement" de ces derniers, a précisé M. Carney lors de son point de presse quotidien.

M. Carney a insisté sur le fait que cette enquête avait été menée "par précaution", aucune accusation n'ayant été formulée au sujet du comportement de ces employés.

Depuis que ce scandale a éclaté le 13 avril, six membres du Secret Service, la police d'élite qui protège M. Obama, ont perdu leur emploi: quatre ont démissionné, un a été limogé et un dernier autorisé à prendre sa retraite. Un septième agent subira des sanctions administratives.

Les 11 militaires, comme les cinq membres du Secret Service restants, sont toujours visés par des enquêtes internes distinctes. Les personnels militaires risquent jusqu'à un passage en cour martiale. Tous sont soupçonnés d'avoir fréquenté des prostituées à Carthagène avant l'arrivée de M. Obama dans la ville.

Vendredi, M. Obama avait reçu à la Maison Blanche le chef du Secret Service, Mark Sullivan, pour être mis au courant des derniers développements. Interrogé lundi pour savoir si M. Sullivan avait présenté sa démission à cette occasion, M. Carney a répondu: "non".

Des figures et des élus du parti républicain ont estimé que ce scandale était symptomatique d'un laisser-aller de la discipline au sein de l'administration démocrate. La Maison Blanche a rejeté tout amalgame.

M. Obama ne s'est pas exprimé à ce sujet depuis sa conférence de presse en Colombie le 15 avril. Il avait alors déclaré qu'il s'attendait à une enquête "approfondie" et "rigoureuse" et que si les faits présumés étaient établis, il serait "évidemment en colère".

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