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23/04/2012 12:23 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

Ouverture d'un dialogue en vue de dénouer le conflit étudiant au Québec

Le gouvernement du Québec a invité lundi deux fédérations étudiantes à un dialogue en vue de régler le conflit sur la hausse des droits de scolarité qui agite depuis plus de onze semaines les universités et les collèges de la province.

C'est la première fois depuis le début de ce conflit, le plus long de l'histoire du Canada, que la ministre de l'Education, Line Beauchamp, accepte de rencontrer des représentants des étudiants.

Environ 170.000 d'entre eux sont "en grève" depuis février pour protester contre une hausse prévue de 75% des droits de scolarité sur cinq ans à compter de l'automne, alors que pour Mme Beauchamp il s'agit plutôt d'un "boycottage".

La participation à cette rencontre d'une troisième organisation étudiante, la plus nombreuse et la plus radicale, n'était pas assurée, la ministre de l'Education ayant fait de la condamnation de la violence par les dirigeants étudiants une condition pour l'ouverture d'un dialogue.

Cette dernière organisation, la "Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante" (CLASSE), a condamné pour la première fois dimanche la violence qui menace "l'intégrité physique" des personnes, sans renoncer à la "désobéissance civile".

En confirmant dimanche soir qu'une rencontre aurait lieu lundi avec la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Mme Beauchamp n'a pas précisé si cette condamnation de la violence par la CLASSE lui paraissait suffisante.

Le lieu et l'heure de la rencontre n'ont pas été communiqués, "afin d'assurer un climat propice aux échanges constructifs et respectueux envers toutes les parties impliquées", a indiqué le ministère de l'Education dans un communiqué.

La FECQ, qui n'accepte pas de prendre part à cette rencontre sans la participation de la CLASSE, lui a offert deux sièges au sein de sa délégation.

La ministre de l'Education est prête à discuter de prêts et bourses avec les étudiants, mais refuse de revenir sur le principe d'une hausse des droits de scolarité, qui doivent augmenter de 325 dollars par an pendant 5 ans à partir de cet automne.

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