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23/04/2012 03:37 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

Le pétrole finit en baisse à New York, dans un marché morose

Les cours du pétrole ont fini en recul lundi à New York, pénalisés par un ensemble d'éléments baissiers tels que le ralentissement de l'industrie chinoise et l'élection présidentielle en France.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin, dont c'est le premier jour de cotation, a cédé 77 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 103,11 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché avait ouvert en nette baisse avant d'effacer une partie de ses pertes et de stabiliser son repli.

"On a eu de fortes ventes ce matin pour on ne sait quelle raison, ce qui a renversé les gains enregistré vendredi", a indiqué Tom Bentz, de BNP Paribas.

Le marché a réagi très négativement aux derniers chiffres sur l'activité industrielle chinoise. L'indice PMI des directeurs d'achat de HSBC s'établit provisoirement à 49,1 en avril, contre 48,3 en mars. Pour beaucoup, cela démontre que l'économie chinoise est en pleine phase de ralentissement.

Selon les analystes de JPMorgan, cet indicateur ne fait que confirmer que "la croissance économique chinoise a atteint un seuil au premier trimestre 2012".

En outre, la crise de la dette en zone euro continuait à inquiéter le marché, l'activité du secteur privé s'étant fortement contractée en avril dans la zone euro et ayant atteint son plus bas niveau en cinq mois.

Selon plusieurs analystes, cela laissait penser que les pays de l'Union monétaire pourraient traverser une récession plus longue que prévu.

"Au vu de certains signes d'apaisement sur le front géopolitique et de l'humeur sombre des marchés, il existe un risque de nouvelles prises de positions à la baisse dans les semaines à venir, qui pourraient peser sur les prix", ont estimé les experts de Commerzbank.

La situation en Europe "va davantage inquiéter si la crise n'est pas limitée à la périphérie (de la zone euro) mais s'étend aux poids-lourds régionaux que sont la France et l'Allemagne", a souligné JPMorgan.

Ces craintes étaient ravivées par un indicateur faisant état d'une forte contraction de l'activité du secteur privé en avril dans la zone euro, à son plus bas niveau en cinq mois, "ce qui suggère qu'une récession profonde et étendue dans la région est possible", a souligné Fawad Razaqzada, analyste du courtier GFT Markets.

Le marché était par ailleurs affecté par "l'incertitude grandissante qui entoure la situation politique en Europe", après l'arrivée du candidat socialiste François Hollande en tête des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle française dimanche, a souligné M. Razaqzada.

sab/sl/sf

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