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23/04/2012 03:01 EDT | Actualisé 23/06/2012 05:12 EDT

La ministre de l'Education du Québec veut une trêve dans le conflit étudiant

La ministre de l'Education du Québec, Line Beauchamp, a invité lundi les trois fédérations étudiantes en grève de la province à venir discuter avec elle pour trouver une sortie au conflit, à la condition qu'elles observent une trêve dans leurs moyens de pressions.

"Je ne vois qu'un moyen pour instaurer un climat réellement propice à la discussion et à une solution. Ce moyen c'est l'instauration d'une trêve dans le déploiement de gestes de perturbations sociales et économiques, le temps qu'on mène la discussion", a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse.

"Les discussions doivent se mener dans un mode de solutions rapides. Je pense qu'on doit se donner un horizon de 48 heures" pour régler ce conflit sur les droits de scolarité, entré dans sa onzième semaine.

"A l'évidence, on ne pourra pas empêcher les associations étudiantes de dire: je veux discuter des droits de scolarité", a reconnu Mme Beauchamp qui avait jusqu'à maintenant refusé d'aborder cette question épineuse au coeur du conflit.

Environ 170.000 étudiants restent "en grève" depuis début février pour protester contre une hausse prévue de 75% des droits de scolarité sur cinq ans à compter de l'automne.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont aussitôt accepté la trêve proposée par la ministre, tandis que la plus radicale, la "Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante" (CLASSE), a affirmé n'avoir prévu aucune action ou manifestation dans les 48 prochaines heures, approuvant ainsi tacitement le dialogue.

"Il y a des semestres en péril", a indiqué la ministre en se disant "disponible dès cet après-midi" pour discuter avec les représentants étudiants.

Le conflit, marqué depuis le début par la fermeture de dizaines d'institutions et par des manifestations, s'était enlisé dans les dernières semaines avec notamment des affrontements musclés entre policiers et groupes de casseurs.

Les étudiants protestent contre la décision du gouvernement québécois d'augmenter les droits de scolarité de 325 dollars par an pendant cinq ans à compter de l'automne, soit une hausse totale de 1.625 dollars.

Les frais de scolarité dans la province francophone sont les moins élevés en Amérique du Nord, mais ils sont plus onéreux que dans nombre de pays européens, selon les données de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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