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22/04/2012 06:33 EDT | Actualisé 22/06/2012 05:12 EDT

Téhéran a affirmé avoir recueilli des données du drone américain capturé

TÉHÉRAN, Iran - Téhéran a affirmé, dimanche, avoir récupéré des données d'un drone espion furtif américain ayant touché terre en Iran l'an dernier, indiquant notamment que l'appareil aurait servi à espionner Oussama Ben Laden quelques semaines avant qu'il ne soit tué.

L'Iran a également fait savoir qu'une copie du drone était en construction.

Une telle pratique de surveillance aérienne, sans pilote à bord, est utilisée depuis des années en Afghanistan, en plus d'avoir servi pour garder un oeil sur le complexe de Ben Laden au Pakistan. Les autorités américaines se sont toutefois gardées de révéler des détails sur l'appareil désormais en possession de l'Iran.

Téhéran, qui a la réputation d'exagérer sa puissance militaire et technologique, a affirmé avoir capturé le RQ-170 Sentinel, se vantant d'avoir fait mordre la poussière aux États-Unis en leur imposant cette victoire.

Washington avait de son côté déclaré que le drone avait connu des ratés, minimisant toute suggestion que l'Iran ait pu retirer des informations sensibles du drones, et ce en raison des précautions adoptées pour limiter la valeur des renseignements contenus dans les drones couvrant des territoires hostiles.

Le drone avait atterri en décembre dans l'est de l'Iran, où les autorités l'avaient recueilli dans un état quasi intact. Après s'être contentés de dire qu'un drone avait été perdu près de la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran, les autorités américaines avaient par la suite confirmé que l'appareil a servi à surveiller les installations militaires et nucléaires de l'Iran.

Washington avait demandé à récupérer son drone, une requête rejetée par Téhéran.

Le chef de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution, le général Amir Ali Hajizadeh, a déclaré à la télévision d'État que le drone capturé était un atout national pour l'Iran, et qu'il ne pouvait révéler tous les détails techniques.

Il a toutefois affirmé que certaines informations effacées avaient pu être récupérées, ajoutant qu'il y avait beaucoup de codes mais qu'ils avaient réussi à les déchiffrer «par la grâce de Dieu».