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22/04/2012 12:40 EDT | Actualisé 22/06/2012 05:12 EDT

Liège-Bastogne-Liège - Déclarations

Maxim Iglinskiy (KAZ/Astana), vainqueur: "C'est la plus belle victoire de ma carrière, je suis très content. Quand on est sorti avec Rodriguez, je me suis demandé si on arriverait à reprendre Nibali qui était loin devant. Puis, je suis revenu sur Nibali et j'ai attaqué sans attendre, j'ai vu qu'il ne pouvait pas réagir et j'y suis allé. L'équipe était forte, on voulait gagner. On n'a pas beaucoup de victoires, mais elles comptent. Pour l'équipe, pour le Kazakhstan, c'est une belle publicité. Cela va être une grande fête. Alexandre Vinokourov m'a appelé le matin avant la course et m'a dit que je pouvais gagner, que je devais aller dans une échappée".

Vincenzo Nibali (ITA/Liquigas), 2e: "C'est dommage ! J'ai mené une belle attaque, je ne pense pas avoir commis d'erreur, il m'a manqué seulement un peu de jambes dans le final. Il y avait beaucoup de vent sur Saint-Nicolas et j'y ai laissé des forces. J'ai tenté de rester dans la roue d'Iglinskiy quand il m'a rejoint, mais je n'ai pas pu. Iglinskiy est un très bon coureur, mais j'aurais préféré que ce soit Gilbert qui me condamne. Mon programme ? le Tour, où j'irai avec de grandes ambitions. Mais, si l'équipe décide de changer le programme, je serais à sa disposition".

Enrico Gasparotto (ITA/Astana), 3e: "J'avais dit que, pour gagner, il faudrait être en surnombre à la Roche aux Faucons. Nous étions trois, avec Iglinskiy et Kiserlovski, et nous avons pu faire un jeu d'équipe gagnant. Pour Astana, c'est une semaine dont on ne rêvait même pas !"

Thomas Voeckler (FRA/Europcar), 4e: "Je suis tombé au pied de la côte de la Redoute. Je ne dis pas que j'aurais gagné sans cela mais j'y ai laissé des cartouches alors que j'avais des bonnes jambes. Ensuite, j'ai dû faire des efforts tout seul. Dans le groupe, avec les Katusha et les Astana qui étaient en nombre, c'était compliqué. Quand Nibali a accéléré, tout le monde, moi compris, a regardé Gilbert qui a laissé faire".

Jelle Vanendert (BEL/Lotto), 10e: "C'était difficile dans le final même si c'était très tactique. Mais les meilleurs étaient devant. Quand Nibali est parti, on comptait sur Astana et Katusha pour revenir. Mais ils attaquaient tout le temps. Ils avaient raison de leur point de vue. Iglinkiy ? C'est un coureur très fort qui est très souvent devant. Astana a plusieurs coureurs de même niveau, qui peuvent gagner des classiques".

Pierre Rolland (FRA/Europcar), 12e: "L'objectif était de durcir la course pour Thomas (Voeckler) qui était le leader unique. J'ai rejoint l'échappée après la Haute-Levée. Avec la pluie et le vent, on avait une petite chance d'y croire. Mais il m'aurait fallu trente secondes de plus au pied de la Roche aux Faucons. Dans le final, la supériorité numérique des Astana a désorganisé toutes les tentatives de chasse. C'était l'équipe la plus forte".

Guido Bontempi (directeur sportif d'Astana): "C'est une grande surprise pour nous. Nous sommes venus aux Ardennaises à la recherche d'un bon résultat et nous repartons avec deux victoires sur les trois courses. On avait préparé la course en fonction de Gasparotto, mais on avait laissé carte blanche à Iglinskiy, pour agir suivant les circonstances. Ce qu'il a fait, c'est quelque chose qui sort de l'ordinaire".

jm/jr