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22/04/2012 08:15 EDT | Actualisé 22/06/2012 05:12 EDT

La coalition du pouvoir en République tchèque s'effondre après des dissensions

PRAGUE - Les chefs des trois partis formant le gouvernement tchèque se sont entendus pour mettre fin à leur coalition, a annoncé le premier ministre dimanche.

Petr Necas a indiqué que l'existence de la coalition devrait cesser vendredi. Mais cela ne signifie pas que le gouvernement s'est effondré, puisqu'un nouveau parti pourrait être formé pour remplacer le Parti Affaires publiques, un membre mineur de la coalition.

Cette annonce survient après que Vit Barta, un président officieux de ce parti centriste, eut été reconnu coupable d'avoir versé des pots-de-vin. M. Barta a annoncé qu'il quitterait la politique, mais a refusé de démissionner de son poste parlementaire, mettant M. Necas en colère.

Plusieurs députés et législateurs importants du Parti Affaires publiques, menés par la vice-présidente du parti, Karolina Peake, ont quitté la formation plus tôt cette semaine pour former un nouveau groupe qui pourrait remplacer le parti au sein du gouvernement.

M. Necas, qui dirige le Parti de la démocratie civique (conservateur), a prononcé sa courte allocution en compagnie des deux autres chefs, le conservateur Karel Schwarzenberg du Parti TOP 09 et le président d'Affaires publiques Radek John. Les chefs n'ont pas immédiatement voulu commenter la décision.

Sans le Parti Affaires publiques, le gouvernement perdrait sa majorité au sein de la Chambre basse du Parlement, forte de 200 sièges.

Au moins sept autres législateurs ont jusqu'à maintenant quitté la formation pour rejoindre Mme Peake, qui est également vice-première ministre. Cela ne serait malgré tout pas suffisant pour former un gouvernement majoritaire sans le Parti Affaires publiques.

Petr Necas a déclaré plus tôt cette semaine qu'il voulait savoir d'ici lundi si le gouvernement était toujours majoritaire; dans le cas contraire, des élections seraient déclenchées, possiblement en juin.

La coalition de M. Necas a pris le pouvoir en juillet 2010, et a fait face à plusieurs crises depuis en raison de tensions entre les deux partis conservateurs et le Parti Affaires publiques.

Elle a également été critiquée par l'opposition et les syndicats pour ses réformes des pensions et des systèmes de soins de santé, entre autres mesures.