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22/04/2012 02:50 EDT | Actualisé 22/06/2012 05:12 EDT

Bissau: la communauté internationale doit continuer à faire pression (Cap-Vert)

Le Premier ministre du Cap-Vert, José Maria Neves, a estimé dimanche dans la banlieue de Lisbonne que la communauté internationale devait continuer à "faire pression" sur les militaires qui ont pris le pouvoir en Guinée-Bissau le 12 avril.

"Je pense que la communauté internationale doit continuer à faire pression (...). Rien ne justifie des coups d'Etat", a déclaré aux médias portugais M. Neves, qui a entamé dimanche au Portugal une visite qui doit le conduire ensuite en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne.

Après le putsch du 12 avril, entre les deux tours de la présidentielle en Guinée-Bissau, les pays lusophones ont plaidé jeudi devant le Conseil de sécurité pour l'envoi d'une force mandatée par l'ONU afin de "rétablir l'ordre constitutionnel".

"En l'absence d'une évolution positive, le Cap-Vert soutient la constitution d'une force d'interposition", a affirmé le premier ministre capverdien, dont le pays a mis en place un cabinet de crise pour suivre l'évolution de la situation en Guinée-Bissau.

"Les contours de la force d'interposition ne sont pas encore définis, mais nous avons déjà dit que nous sommes disposés à apporter tout notre soutien", a-t-il insisté.

Le Cap-Vert et la Guinée-Bissau sont liés par une histoire commune. Les deux pays ont mené ensemble, sous la bannière du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), leur lutte pour l'indépendance obtenue du Portugal en 1974 pour la Guinée-Bissau, l'année suivante pour le Cap-Vert.

Moins de dix ans plus tard, les divergences au sein du PAIGC ont conduit à la scission en deux partis distincts et mis fin au projet d'une fédération commune.

lf/sd