NOUVELLES
22/04/2012 12:26 EDT | Actualisé 22/06/2012 05:12 EDT

Amr Moussa ne veut pas que l'Egypte serve "d'expérimentation" aux islamistes

L'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, l'un des principaux candidats à la présidentielle égyptienne, a mis en garde dimanche contre le risque de voir son pays devenir un champ "d'expérimentation" en cas de victoire de ses rivaux, principalement des islamistes.

"Je pense que l'Egypte a été blessée et mal gérée, et qu'elle ne doit pas devenir l'objet d'une expérimentation qui n'a pas encore été tentée et qui nous ferait entrer dans une nouvelle période de confusion", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur les différences entre lui et ses rivaux islamistes, M. Moussa a estimé "qu'ils ont une référence religieuse, et, en ce qui me concerne, j'ai une référence nationaliste".

Ancien ministre des Affaires étrangères du président Hosni Moubarak, M. Moussa fut ensuite pendant dix ans à la tête de la Ligue arabe, poste qu'il quitta l'an dernier.

Critiqué pour avoir servi l'ancien président, renversé en février 2011, il est aussi populaire pour ses distances prises avec l'ancien régime et sa ligne de longue date très critique envers Israël.

Ses principaux rivaux dans la course à la présidence sont un responsable des Frères musulmans, première force politique du pays, Mohamed Morsi, et l'islamiste modéré Abdelmoneim Aboul Foutouh, exclu l'an dernier de la confrérie.

M. Moussa, 75 ans, a mis en avant son expérience et promis de mener une politique équilibrée. "Je veux faire quelque chose pour l'Egypte basé sur toutes les écoles en matière de gestion et de pensée, pas en m'appuyant sur une seule qu'il ne faudrait pas transgresser", a-t-il dit.

Le premier tour de l'élection présidentielle est programmé pour les 23 et 24 mai, et le second tour les 16 et 17 juin. L'armée, au pouvoir depuis la chute de M. Moubarak, a promis de rendre le pouvoir aux civils fin juin, une fois désigné le nouveau chef de l'Etat.

se-cr/lap