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17/04/2012 09:32 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Une cinquantaine de pays dénoncent à Paris les ventes d'armes à Damas

Une cinquantaine de pays et d'organisations, réunis à Paris, ont dénoncé mardi à Paris dans un communiqué la poursuite de ventes d'armes à Damas, une allusion visant la Russie même si elle n'est pas citée.

Ces pays et entités expriment leur "ferme désapprobation de tout soutien financier ou autre, et en particulier la poursuite des ventes d'armes au régime syrien", indiquent des conclusions publiées à l'issue de leur réunion, tenue au niveau des fonctionnaires et organisée au ministère français des Affaires étrangères.

Les participants appellent "tous les Etats du groupe des amis du peuple syrien et tous les Etats qui n'ont pas à ce jour exercé de pression à se joindre à leurs efforts et isoler davantage le régime syrien", précise le texte de leur communiqué.

Ils appellent aussi "les hommes d'affaires qui soutiennent financièrement la répression sanglante et les personnes qui y contribuent d'une autre manière à rompre tous leurs liens avec le régime de Bachar al-Assad", ajoutent les conclusions.

Ils demandent "à tous les Syriens et les organisations de la société civile de se dissocier publiquement des violations des droits de l'homme commises par le régime syrien pouvant être considérées comme des crimes contre l'humanité", poursuivent-elles. "Les personnalités faisant l'objet de sanctions qui auront démontré leur opposition à la répression sanglante pourront voir lever les mesures restrictives pesant contre elles", indique aussi le texte.

Pour les participants, parmi lesquels figuraient l'Union européenne, les Etats-Unis, la Suisse, Monaco, l'Australie, le Canada, la Ligue arabe et la Turquie, mais ni la Russie, ni l'Iran, ni le Liban ni l'Irak, il est nécessaire "qu'une pression efficace soit exercée sur le régime syrien".

Il s'agit d'obtenir "un respect intégral par les autorités syriennes de leurs obligations au titre du plan de l'envoyé conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe Kofi Annan et de la mise en oeuvre d'une transition politique répondant aux aspirations démocratiques du peuple syrien", souligne le texte.

"Les sanctions ne ciblent pas la population civile de Syrie" et "les difficultés économiques rencontrées actuellement par la Syrie sont à imputer au régime syrien qui s'est rendu coupable de nombreuses destructions, s'est isolé lui-même par ses pratiques répressives et décourage par son attitude toute activité économique en Syrie", est-il aussi écrit.

La prochaine réunion du groupe de travail international sur les sanctions est prévue le mois prochain à Washington, indique enfin le texte.

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