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17/04/2012 08:54 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Réunion des monarchies du Golfe sur le conflit territorial avec l'Iran

Les ministres des Affaires étrangères des monarchies du Golfe ont entamé mardi à Doha une réunion consacrée au différend territorial entre Abou Dhabi et Téhéran, dans un contexte de tension régionale croissante.

La réunion se tient à la demande des Emirats arabes unis, qui ont rappelé leur ambassadeur à Téhéran et intensifié leurs critiques contre l'Iran depuis la récente visite du président Mahmoud Ahmadinejad à Abou Moussa, l'une des trois îles du Golfe occupées par l'Iran lors du retrait militaire britannique de la région en 1971 et revendiquées par les Emirats.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed, a averti lundi que ce conflit pourrait menacer "la paix et la sécurité mondiales", s'il n'était pas résolu à l'amiable ou à travers le recours à la Cour internationale de justice (CIJ).

Le président iranien a pour sa part déclaré mardi que l'Iran était favorable à la coopération pour maintenir la paix dans le Golfe, mais qu'il défendrait avec "détermination" son intégrité territoriale contre toute agression.

Le Conseil de coopération du Golfe (Emirats, Arabie saoudite, Bahreïn, Oman, le Qatar et le Koweït) avait qualifié de "provocation irresponsable contraire à une politique de bon voisinage" la visite de M. Ahmadinejad à Abou Moussa.

La presse saoudienne a exhorté mardi les dirigeants du CCG à agir contre l'Iran et ne pas se contenter de communiqués de protestation.

La question des trois îles "semble connaître le même sort que la cause palestinienne", écrit le quotidien Okaz, estimant qu'une simple condamnation de la visite d'Ahmadinejad "serait sans effet".

Le quotidien Al-Watan relève "une volonté de l'Iran de conférer un caractère persique au Golfe par sa politique d'implantation qui ne diffère guère de celle de l'entité sioniste, fondée sur l'occupation".

Al-Riyadh relève en Iran "un mécontentement parmi les musulmans sunnites, les Arabes chiites et d'autres minorités, qui forment le tiers du peuple iranien".

"Pourquoi ne pas s'allier avec ces minorités et les aider, tout comme fait l'Iran avec les minorités confessionnelles dans les monarchies du Golfe ?", écrit ce quotidien à l'adresse des dirigeants du CCG.

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