NOUVELLES
17/04/2012 07:52 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse mardi à New York, profitant de plusieurs nouvelles encourageantes sur le front économique des deux côtés de l'Atlantique.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai progressait de 1,84 dollar vers 13H20 GMT par rapport à la clôture de lundi, à 104,77 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il y a quelque bons développements économiques: on a notamment vu une hausse des ventes de détail (en mars) aux Etats-Unis ainsi qu'une vente obligataire réussie en Espagne", a remarqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Dernier sujet d'inquiétude dans la zone euro, l'Espagne est parvenue mardi à emprunter 3,178 milliards d'euros en bons à 12 et 18 mois, dépassant le sommet de la fourchette prévue (de 2 à 3 milliards).

En outre, a relevé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric), le marché pétrolier salue "la hausse du moral des investisseurs allemands, qui se hisse à son plus haut en deux ans", selon le dernier baromètre publié par l'institut ZEW qui a déjoué les prévisions pour afficher en avril une cinquième hausse consécutive.

Les analystes pointaient en outre l'inversion mi-mai du sens de l'oléoduc Seaway aux Etats-Unis, qui relie le golfe du Mexique au plus gros terminal pétrolier du pays, à Cushing (Oklahoma, sud). Cette opération va être réalisée deux semaines plus tôt qu'initialement prévu.

L'opération vise à désengorger Cushing, pour transporter une partie des réserves surabondantes de brut texan qui y sont entreposés vers les raffineries de la côte du golfe du Mexique. Les stocks surabondants de Cushing pèsent depuis plus de deux ans sur le cours du WTI, celui-ci prenant le brut texan comme référence.

"Cette décision contribuera à réduire le surplus des réserves (de Cushing) et à diminuer l'écart entre le WTI et le Brent londonien", ont observé les experts de Commerzbank.

"Cela soutient les cours du WTI mais si vous regardez ceux du Brent, vous remarquez qu'ils reculent", a noté M. Lipow, soulignant qu'il restait à régler un bon nombre de facteurs haussiers pour voir une réelle détente.

Il a cité en particulier "la baisse continue des stocks d'essence aux Etats-Unis depuis quelques semaines et les tensions persistantes sur le front de l'approvisionnement au Moyen-Orient". "Ces éléments continuent d'entraîner à la hausse les cours du pétrole", a dit M. Lipow.

sab/sl/sf