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17/04/2012 04:24 EDT | Actualisé 16/06/2012 05:12 EDT

Le procès de l'homme accusé du meurtre de Victoria Stafford se poursuit

LONDON, Ont. - Les audiences au procès du présumé meurtrier de la fillette Victoria Stafford ont permis d'établir, mardi, en Ontario, des liens entre le lieu de la découverte du cadavre et le passé du meurtrier.

La fillette de 8 ans a été enlevée à sa sortie de l'école à Woodstock, le 8 avril 2009, mais ses restes ont été retrouvés à une centaine de kilomètres de là, dans un secteur rural au sud-est de Mount Forest.

Alors que l'enquête policière sur la disparition de l'enfant menait à l'accusé, Michael Rafferty, celui-ci communiquait avec un commerce de démolition de voitures, se débarrassait de son téléphone BlackBerry et se plaignait de faire l'objet d'une enquête.

La police a eu des soupçons sur son ancienne copine, Terri-Lynne McClintic — l'une des nombreuses femmes fréquentées par l'accusé à l'époque —, dès la disparition de la petite Victoria, ou presque. McClintic purge déjà une peine d'emprisonnement à vie après avoir plaidé coupable du meurtre prémédité de Victoria Stafford.

Le nom de Michael Rafferty n'a toutefois pas été évoqué dans l'enquête avant plusieurs semaines, et lorsque deux agents se sont présentés à sa maison le 15 mai pour l'interroger sur l'affaire et McClintic, son mécontentement était des plus apparents.

Joy Woods, l'une des six femmes rencontrées par Michael Rafferty sur Internet, a commencé à fréquenter l'accusé le 8 avril. Appelée à la barre des témoins mardi, elle a déclaré que l'homme semblait profondément troublé lorsqu'il l'a appelée, le 16 mai.

«Il semblait avoir l'impression que la police lui reprochait la disparition de Victoria», a-t-elle soutenu, ajoutant qu'ils avaient abordé ce sujet «assez souvent».

D'autres femmes fréquentées par l'accusé avaient déjà confirmé lors de leur témoignage que l'homme était obsédé par cette affaire, vérifiant constamment les bulletins de nouvelles et leur soutenant avoir pris part aux recherches pour retrouver la fillette.

Michael Rafferty a plaidé non coupable aux accusations de meurtre prémédité, d'agression sexuelle causant des blessures corporelles et d'enlèvement. Son procès, qui en est désormais à sa septième semaine, se déroule au palais de justice de London, en Ontario.

L'homme s'est rendu à un parc à ferrailles le 11 mai, à London, mais il n'existe aucune preuve des raisons l'ayant poussé à contacter le commerce. Le 14 mai, Michael Rafferty s'est présenté à une succursale pour faire une demande de changement de téléphone, prétextant qu'il avait été imbibé de liquide.

Mme Woods a aussi raconté que la journée de son rendez-vous avec Michael Rafferty, le 19 mai, une vingtaine de policiers les avaient encerclés dans un stationnement de Woodstock.

Par ailleurs, le tribunal a appris que l'accusé a déjà fréquenté une école de cette région et qu'il a aussi travaillé pour une firme de paysagement située à moins de 5 kilomètres du lieu de la découverte du cadavre.