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17/04/2012 09:42 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

La présidente de l'Ordre des infirmières ne sollicitera pas de nouveau mandat

MONTRÉAL - La présidente-directrice générale de l'Ordre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers, quittera son poste cet automne. Elle ne sollicitera pas de nouveau mandat à la présidence.

Mme Desrosiers aura bientôt complété 20 années à la présidence de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l'ordre professionnel qui regroupe les quelque 71 000 infirmières du Québec.

En entrevue, elle a justifié sa décision par le fait qu'elle estime qu'il est temps de laisser sa place et de tourner la page.

«Je suis dans ma vingtième année à la présidence de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Je désire poursuivre ma carrière vers d'autres défis. Je pense que j'ai fait preuve de beaucoup de persévérance; j'ai fait beaucoup avancer ma profession. Je pense que c'est le temps de céder la place à, peut-être, une nouvelle génération», a-t-elle confié.

Elle restera en fonction à titre de présidente-directrice générale jusqu'au 29 octobre prochain, soit jusqu'à ce que sa successeure soit élue.

Elle n'a «pas de projet particulier» pour l'instant. Après son départ, elle assurera d'abord la transition et le suivi des dossiers. «Je n'envisage rien de spécial. J'ai pensé à la consultation, à l'enseignement. Je verrai les offres qui me seront proposées», dit-elle.

L'un des dossiers pour lequel Mme Desrosiers a milité, ces dernières années, est celui des infirmières bachelières, c'est-à-dire le rehaussement de la formation des infirmières.

Elle se dit aussi particulièrement fière de son travail en faveur de la révision de la Loi sur les infirmières, qui a permis l'élargissement du champ d'exercice des infirmières.

Et malgré presque 20 années passées à la tête de son ordre professionnel, elle affirme n'avoir aucun regret.

Sa réflexion sur le système de santé québécois, aujourd'hui, la pousse à dire qu'il faudrait faire davantage pour les malades chroniques. «C'est clair que c'est tout le suivi et la prise en charge des personnes qui souffrent de maladies chroniques (qui devrait être une priorité). La prévalence des maladies chroniques dans la société, ça demande un suivi très continu et d'avoir accès très rapidement à des soins et des services. Ça fait déjà plusieurs années que nous, les infirmières, on dit qu'on fait partie de la solution dans le suivi ambulatoire des personnes qui souffrent de maladies chroniques. Le Québec n'investit pas suffisamment encore du côté des soins à domicile et des services ambulatoires», conclut-elle.