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17/04/2012 06:18 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

La commission électorale égyptienne confirme l'exclusion de trois candidats

LE CAIRE, Égypte - La commission électorale égyptienne a rejeté, mardi, les demandes d'appel des trois des principaux candidats à l'élection présidentielle, excluant définitivement les candidats les plus controversés de la course.

Ces disqualifications diminuent les chances que le premier président élu depuis la chute d'Hosni Moubarak soit un islamiste. Mais certains observateurs craignent les répercussions de cette décision, en particulier chez les partisans de l'un des candidats exclus, l'islamiste ultraconservateur Hazem Abu Ismail.

Environ 2000 partisans de M. Ismail campaient devant le quartier général de la commission électorale depuis lundi pour demander qu'il soit réintégré dans la course. Quand le rejet de sa candidature a été confirmé mardi, certains partisans ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre et ont affronté la police militaire jusqu'à ce que d'autres partisans s'interposent et mettent fin aux échauffourées.

La commission électorale a rejeté le dossier des trois principaux candidats à la présidentielle: Omar Suleiman, ancien chef du renseignement sous Moubarak, Khairat el-Shater, stratège des Frères musulmans, et Hazem Abu Ismail, un avocat devenu militant salafiste.

La disqualification des candidats, annoncée le week-end dernier par la commission électorale, a choqué de nombreux Égyptiens. Les trois candidats ont fait appel de la décision, mais la commission a rejeté leur demande.

La liste définitive des candidats à la présidentielle sera rendue publique le 26 avril, à peine un mois avant l'élection présidentielle, prévue les 23 et 24 mai.

La commission n'a pas expliqué pourquoi elle avait rejeté les trois candidatures. Mais selon les informations disponibles, M. Suleiman aurait été exclu parce qu'il n'a pas réuni assez de signatures de soutien, M. El-Shater à cause de son dossier criminel et M. Abu Ismail parce que sa mère a obtenu la citoyenneté américaine peu avant sa mort, en 2010. Selon la nouvelle loi électorale adoptée après le renversement du régime, les candidats ne sont pas éligibles à la présidentielle si leur femme ou leurs parents sont citoyens d'un autre pays.

Après l'exclusion de ces trois personnalités, les principaux candidats de la présidentielle égyptienne sont l'ancien ministre des Affaires étrangères Amr Moussa, l'islamiste modéré Abdel-Moneim Abolfotoh et le candidat de rechange des Frères musulmans, Mohammed Morsi.