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17/04/2012 03:48 EDT | Actualisé 16/06/2012 05:12 EDT

JO-2012 - J-100 - Coe: "Encore une montagne de travail devant nous"

Le président du Comité d'organisation des jeux Olympiques de Londres (LOCOG) Sebastian Coe estime qu'à 100 jours de la cérémonie d'ouverture, le plus dur est encore à faire pour ses troupes.

A Moscou, où il s'est adressé aux représentants des 204 comités nationaux olympiques réunis en assemblée générale, M. Coe a insisté lors d'une conférence de presse sur la nécessité de faire des Jeux de Londres "une fête" et non un "événement sécuritaire".

Q: A 100 jours de l'ouverture des Jeux de Londres, quels sont les défis qui vous attendent encore ?

R: "Ils sont innombrables. Nous allons devoir travailler plus dur et plus vite que nous ne l'avons jamais fait sur ce projet et c'est ce travail à venir qui fera la différence. Je ne suis pas complaisant. Nous avons encore une montagne de travail devant nous, notamment en ce qui concerne la mise en place des installations sportives provisoires. Mais ce n'est pas plus compliqué que d'organiser 26 championnats du monde à la fois..."

Q: La sécurité et les transports semblent le principal sujet de préoccupation...

R: "Il ne faut pas que les mesures de sécurité soient pesantes pour les spectateurs et les acteurs des JO. Les jeux Olympiques doivent rester l'événement sportif le plus important du monde avec des mesures de sécurité en arrière-plan, pas un événement sécuritaire avec un peu de sport. Je voudrais que les gens sentent qu'ils sont venus à une fête, pas dans une ville en siège et je suis sûr que nous trouverons cet équilibre."

Q: Et pour les transports ?

R: "La difficulté de ces Jeux va être de faire coexister la population qui vit, travaille à Londres, avec ceux, athlètes, officiels, spectateurs, médias, qui seront là pour les Jeux et auront à se déplacer pour se rendre d'un point à un autre. L'interaction entre ces deux populations est un souci, c'est pourquoi nous avons d'ores et déjà lancé des campagnes de sensibilisation envers les Londoniens. Nous devons éviter tout incident. Nous devons éviter qu'un athlète qui a travaillé durant quatre ans pour ce rendez-vous arrive en retard à sa compétition. C'est notre mission première."

Q: A Moscou, le président du CIO Jacques Rogge a, une fois de plus, plaidé pour une maîtrise de la taille et du coût des Jeux. Qu'en est-il de celui des JO de Londres? Des députés britanniques se sont récemment inquiétés de l'explosion du budget public...

R: "Je le répète, notre budget public ne sera pas dépassé. Les JO d'été sont d'une complexité hors de proportion. Le président a raison de vouloir qu'ils ne soient pas accessibles seulement à une poignée de pays mais je pense que ceux de Londres marqueront une étape dans cette voie. 70% des événements auront lieu dans des installations existantes."

Q: Vous insistez souvent sur l'héritage que laisseront les Jeux de Londres...

R: "Il est devenu indispensable pour le mouvement olympique qu'une ville hôte laisse un héritage et que les Jeux ne soient pas un événement de 15 jours. Dans notre cas, 75% des 15 milliards de livres (18,2 milliards d'euros) dépensés dans la construction d'installations et la modernisation des infrastructures en vue des JO-2012 ont un impact direct sur la régénération de l'Est londonien. Il y a des plans pour l'avenir de la plupart de nos sites olympiques. Il était important pour nous de créer des installations que les gens, les habitants de Londres, ne viennent pas seulement admirer mais qu'ils utilisent pour faire du sport."

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