NOUVELLES
17/04/2012 05:36 EDT | Actualisé 17/06/2012 05:12 EDT

Irak: libération de 15 dignitaires de l'ancien régime (justice)

Le Haut tribunal pénal irakien a décidé de libérer quinze hauts dignitaires de l'ancien régime après avoir constaté qu'aucune charge ne pesait contre eux, a affirmé mardi à l'AFP une source haut placée au ministère de la Justice.

Trois ont déjà été libérés, dont Mahmoud Faraj Bilal al-Samarraï, dernier scientifique irakien impliqué dans le programme d'armes de destruction massive à l'époque de Saddam Hussein, qui s'était rendu le 2 mai 2003 à la CIA.

Le vice-ministre de la Justice Boucho Ibrahim avait annoncé dimanche qu'il avait été décidé de le libérer.

Le 19 mars, c'est l'ancien ministre des Transports Mohammad Mahdi al-Saleh qui avait retrouvé la liberté. Il était le numéro 35 parmi les personnes les plus recherchées par les Américains et était représenté par le six de coeur dans le jeu de cartes établis par les forces américaines. Il avait été arrêté le 23 avril 2003.

Le 13 avril, l'ancien ministre de la Culture et secrétaire de Saddam Hussein, Hamed Youssef Hamadé, arrêté le 24 janvier 2006, avait de son côté pu quitter le pays.

"La décision a été prise le 5 avril par le Haut tribunal de libérer aussi douze autres dignitaires un par un après une dernière vérification", a ajouté cette source.

Parmi eux figurent Hachem Hassan al-Majid, gouverneur de la province de Babylone et frère d'"Ali le chimique", exécuté en janvier 2010, Fadel Salfij al Azzaoui, gouverneur de Salahedinne au moment du massacre de Doujail en 1982 et ancien des services de sécurité.

On compte également l'ancien chef de l'armée de l'air au moment de la guerre du Golfe, le général Muzahem Saab Hssan al Tirkiti, Latif Mahal Hamoud, ancien gouverneur de Bassora et Ogla Abed Sigar, ex-haut responsable du parti Baas, aujourd'hui dissous.

"Les douze vont être libérés aujourd'hui de la prison de Kazamiya", a indiqué pour sa part Me Badie Aref, avocat notamment de Mahmoud Faraj Bilal al-Samarraï.

L'armée américaine avait transféré avant son départ d'Irak, fin 2011, 200 dignitaires de l'ancien régime qu'elle détenait.

ak/sk/lap